[INTERDIT] Un tango avec Juliette

[INTERDIT] Un tango avec Juliette

Malgré ” l’interdiction ” faite aux lieux culturels de rouvrir (à nouveau) leurs portes ce 7 janvier 2021, et pour marquer (à nouveau) notre mécontentement, nous avons décidé de publier (à nouveau) les articles concernant les événements qui n’auront pas lieu, en apposant cette mention [INTERDIT] dans le titre. Nous n’avons plus envie de simplement nous adapter et de taire les efforts engagés par des centaines d’artistes, de programmateurs, de producteurs, de salariés du secteur culturel pour cette reprise. Leur travail est fait, le nôtre aussi… Pour rien !

Juliette incarne parfaitement la tradition des grandes chanteuses françaises. Loin des pin-up avec ou sans voix marquant plus facilement le papier glacé que les esprits, Juliette, de par sa personnalité et son écriture, s’inscrit dans ce grand courant musical.

Pianiste et parolière de talent au timbre vocal puissant, Juliette fait partie de ces artistes que l’on suit, mais que l’on ne classe pas. À l’image de son album Mutatis Mutandis qui lui valut une Victoire de la Musique en 2006, et dans lequel on pouvait trouver un poème de Baudelaire, des sonorités tango et un guest de choix en la personne de François Morel. Un complice qu’elle retrouvera quelques années plus tard sur Bijoux et Babioles et dont elle mettra en scène son spectacle Un soir, des lions… Mais c’est au tango que ce nouveau projet fait écho. Passionnée de Carlos Gardel, les clins d’œil enfiévrés ou humoristiques à cette musique, qu’elle a souvent expérimentée seule et qu’elle partage aujourd’hui avec l’orchestre tango Silbando, ne manquent pas. Son coup de cœur pour le combo parisien a conduit Juliette à leur proposer la 1e partie d’un concert à la Salle Pleyel. Ce n’était là que le début d’une relation devenue collaboration. Avec la pianiste Chloë Pfeiffer, elle réarrange quelques titres de son répertoire ainsi que des standards hexagoneaux afin de leur donner une couleur tanguera. Juliette résume de façon parfaitement claire le plaisir de pouvoir chanter accompagnée d’un grand orchestre, comme dans les traditions argentines : “Je vais me régaler !

16 jan, Théâtre de l’Esplanade, Draguignan. Rens: theatresendracenie.com & tandem83.com