23 Avr Bach, l’éternel
On n’épuise jamais la galaxie Jean-Sébastien Bach, boss indiscutable de la musique classique ! Pour preuve, cette nouvelle mouture du festival Play Bach à Draguignan, du 13 au 24 mai, qui réserve encore de nouvelles surprises.
Cette saison, le festival Play Bach retourne aux sources, celles de la musique ancienne, en invitant plusieurs ensembles qui ont fait leurs preuves dans ce domaine. L’ensemble lyonnais Le Concert de l’Hostel Dieu, dirigé par Franck-Emmanuel Comte, le 13 mai, et la Cappella Mediterranea, sous la houlette de Christian Mendoze, le 15 mai, aborderont chacun à sa façon une question qui trouve des résonnances dans notre monde d’aujourd’hui, celle du plagiat, ou plutôt de l’arrangement. Chaque époque en a une conception bien différente, et du temps de Bach, le « plagiat » était considéré comme un hommage, une reconnaissance du talent d’un pair : écrire « à la manière de » était un moyen de s’approprier un maitre, pour mieux le comprendre et nourrir sa propre création. C’est que fera Bach avec Vivaldi, mais aussi quelques autres, arrangeant leurs tubes avec bonheur et recréant à son tour des œuvres incontournables. Les deux ensembles feront donc se côtoyer des œuvres du Kapelmeister avec celles de contemporains et de suiveurs plus tardifs.
Jean-Sébastien Bach, c’est aussi encore l’art de la voix qui se fera entendre à l’occasion de deux soirées : la dernière, le 24 mai, consacrée à l’art lyrique avec une production de l’Opéra Éclaté qui, tout comme le festival, joue sur les mots, puisque c’est une œuvre de Jacques OffenBACH qui sera interprétée : La Belle Hélène, mise en scène par Olivier Desbordes. Auparavant, le 18 mai, le festival mettra à l’honneur trois des 200 cantates que le Cantor a écrites, chacune constituant un chef-d’œuvre d’expressivité et d’inspiration, interprétées ici par l’Ensemble Giocoso, qui mêlera chœurs, instruments et la voix de la soprano Adèle Pons.
Enfin, J.S. Bach est immanquablement associé à l’orgue, instrument pour lequel il a composé tout au long de sa vie quelque 250 pièces. Et, Jeremy Noyer, titulaire d’une thèse sur Bach, également professeur de guitare et d’orgue au Conservatoire d’agglomération, se chargera le 22 mai de faire retentir l’orgue de l’église Saint-Michel de Draguignan, permettant ainsi de révéler dans son programme les nombreuses sources européennes du génial compositeur.
13 au 24 mai, Théâtre de l’Esplanade, Eglise Saint-Michel, Chapelle des Minimes, Draguignan. Rens: ville-draguignan.fr, theatresendracenie.com
photo : Le Concert de l’Hostel Dieu – Metamorphosis © Karelle Perdrizet