21 Mai Sous les paillettes, la planète !
Quelques jours après la clôture du grand raout cannois, le 5e Festival International du Film Écologique et Social (FIFES) prendra le relais, du 27 mai au 1er juin. Et son objectif est tout autre…
« Placé sous le signe du vivant le festival met à l’honneur la jeunesse et celles et ceux qui font du cinéma un média d’expression, d’engagement et qui ont cette capacité à contribuer à l’incarnation des nouveaux imaginaires. Il se veut un lieu de rencontres, de débats, de réflexions, d’ouverture vers le monde, » indiquent d’emblée Sundari Veneroni et Maxime Giordano, fondatrice et fondateur Festival International du Film Écologique et Social (FIFES).
Cette année, le duo a choisi Camille de Casablanca, cinéaste et écrivaine, pour être marraine de ce rendez-vous important autour de la nature et du grand écran. Celle-ci estime que le cinéma doit rassembler et qu’un évènement tel que le FIFES est idéal pour répondre la question suivante : « Y a-t-il plus important que l’avenir de notre planète ? Je ne crois pas. Le ciel, les arbres et la mer sont notre patrimoine commun. La prise de conscience écologique a commencé. Cette année l’eau est le thème du festival, voilà bien un élément essentiel à la survie des espèces, y compris humaine. »
Autour du thème L’eau, notre source d’inspiration, un fil… bleu sera déroulé tout au long de la manifestation, afin d’y découvrir des façons de protéger et de contempler les milieux aquatiques depuis les canaux des vallées Maralpines, jusqu’à la mer Méditerranée et aux océans.
La cérémonie d’ouverture aura lieu le 28 mai dès 16h30, avec l’animateur et présentateur Sébastien Fouillade, place de la Castre, sur la colline du Suquet. Nelly Pons, autrice de l’ouvrage Océan plastique, y donnera notamment une conférence sur le thème Plastique, une pollution toxique, tandis que la soirée se terminera avec la projection de A Call from the Wild, dans lequel le réalisateur Asgeir Helgestad documente l’état de la nature dans son pays natal, la Norvège.
Quatorze documentaires constitueront le programme de la compétition internationale, dont ce film d’ouverture. Des réalisations originaires du Japon, de Finlande, d’Espagne, du Canada, de Kiribati, de Suisse, des États-Unis, du Cambodge, de Nouvelle-Zélande ou encore d’Allemagne. Le français Pierre-François Didek y présentera Documerica, qui suit un groupe de photographes revenant sur le Projet Documerica, gigantesque état des lieux photographique de l’environnement américain dressé à la demande du gouvernement au début des années 70, à l’avènement de la prise de conscience écologique. Un rendez-vous avec l’Histoire incontestablement raté…
Parallèlement à cette sélection : des films destinés aux plus jeunes, une section Films des territoires, et 5 courts métrages documentaires sur les problématiques écologiques liées à la gestion des déchets et à la pollution réalisés par les étudiants de licence 3 du Campus Carlone de Nice. Toutes les séances seront proposées à l’Espace Miramar, et aux cinémas Les Arcades et l’Olympia.
La soirée de clôture, avec remise des prix, est prévue le samedi 31 mai dès 16h30, tandis que le lendemain, un Village des Initiatives, en présence de structures comme Terre de Lien, Oxfam, Alternatiba ou Amnesty International, sera accessible sur les Allées de la Liberté. Notez également, l’exposition de Céline Roy, avec de fabuleuses photographies sous-marines, visible à l’Espace Miramar…
Plus que jamais, le Festival reste fidèle à sa raison d’être : « Rendre visible les initiatives écologiques et sociales par les arts et notamment le cinéma« .
27 mai au 1er juin, lieux divers, Cannes. Rens: fifes.org
photo : Documerica de Pierre-François Didek © Bruce McAllister