22 Avr Rien que pour ce Tchad….
…que seul Mahamat-Saleh Haroun sait filmer. Dans un village isolé, Kellou, en proie à des visions, voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec Aya, une exilée rejetée qu’elle va défendre contre l’avis de sa famille et de tous les villageois. Portrait d’une jeune fille libre affrontant les traditions, ce film beau et audacieux fascine. Plusieurs fois sélectionné à Cannes, avec Lingui, les liens sacrés ou Grigris, Haroun continue d’explorer son pays, sa culture, ses croyances et son peuple avec un art de la mise en scène qui mêle une audace poétique puissante et un lyrisme classique. En effet, dans Soumsoum, la nuit des astres, le réalisateur filme ses paysages comme John Ford savait le faire dans l’Ouest américain. Le film est pourtant très loin de l’imaginaire du réalisateur américain. Dans ces scènes près de l’oasis, d’une beauté immuable et dorée, Haroun projette un imaginaire tchadien, une culture africaine, un combat féministe aussi, qui interroge les êtres vivants et morts qui nous accompagnent. Beau et puissant.
Soumsoum, la nuit des astresde Mahamat-Saleh Haroun, sortie le 22 avril