Châteauvallon au crépuscule

Châteauvallon au crépuscule

Malgré cette illustration, Châteauvallon n’a pas la tête dans le sable. Bien au contraire ! Si son traditionnel Festival d’Été n’a pu être maintenu dans son intégralité en raison du contexte sanitaire, un format resserré va permettre au public et aux artistes de fouler les espaces ouverts et jardins du prestigieux site culturel varois… au crépuscule.

Cette photo est celle de Romain Bertet lors de sa résidence à Ollioules pour Underground, une exploration des sous-sols, création in situ à découvrir lors du lancement des Crépuscules, ces formes artistiques courtes et variées, qui traditionnellement ouvraient les soirées du Festival d’Été de Châteauvallon. Les 26 et 27 juin dès 19h, le chorégraphe de la Cie L’œil ivre invitera le spectateur à reconstruire des images, des sensations, à regarder derrière le paysage, ou en dessous, et à s’immerger dans un monde de voix et de sons inconnus. Il sera suivi d’un régional de l’étape : Frank Micheletti. Avec Le tout est d’être prêt, laissons-faire, le spectateur sera emmené dans une déambulation dansée à travers le site, remontant le fil du parcours personnel du fondateur de la Cie Kubilai Khan Investigations. Lui le Toulonnais qui fut, dans les années 1980, chauffeur à Châteauvallon pendant le festival de danse pour financer ses études. Lui qui décida à l’issue de cette expérience de faire de la danse son métier. Il avait alors 23 ans.

Ouvert sur le monde et fier de son ancrage méditerranéen, l’institution varoise proposera le 1er juillet une soirée hommage à un “homme du Sud” : Jean Giono. S’il appartenait au monde provençal, dans l’imaginaire littéraire collectif et le sentiment d’enracinement autochtone qu’il provoquait, il détonnait pourtant dans le paysage littéraire du 20e siècle. Lui, qui était considéré à tort comme un écrivain régionaliste, est à l’origine d’une œuvre profondément humaniste et à la portée universelle. Charles Berling, Directeur de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, et Claire Chazal, Présidente du Théâtre Liberté, salueront la mémoire de l’auteur en faisant résonner ses mots au cours d’une lecture d’extraits choisis, suivie par la projection du film Crésusqu’il a écrit et réalisé en 1960, avec Fernandel dans le rôle d’un berger un peu ravi.

De la danse, du cinéma et des lectures donc, mais aussi du théâtre et de la musique, avec notamment les venues des Chanteurs d’Oiseaux, accompagnés par la pianiste Shani Diluka, ou encore de celle de l’accordéoniste Vincent Peirani en clôture… Les Crépuscules de Châteauvallon se tiendront du 26 juin au 21 juillet 2020 à 19h, en plein air, dans le respect des mesures en vigueur. Gratuit, l’accès aux soirées se fera sur réservation, en raison d’une jauge réduite par le contexte sanitaire.

À l’occasion du lancement de ces Crépuscules, Charles Berling s’est fendu d’un petit message que voici !

(photo : Romain Bertet lors de sa résidence à Chateauvallon © Vincent Bérenger – La scène nationale, Châteauvallon-Liberté)