C’est toujours un sacré cinéma !

C’est toujours un sacré cinéma !

Une nouvelle maison d’édition, de nouvelles illustrations, un nouveau départ… Laurence Fey, auteure de livres jeunesse, et super-rédactrice pour La Strada, réédite son roman Un sacré cinéma.

Laurence Fey est née à Nice. Auteure de plusieurs livres jeunesse, en partie publiés chez Bayard, dont certains traduits dans plusieurs langues, elle a aussi collaboré à différents ouvrages comme Sophia Antipolis, Territoire d’avenir, consacré à la technopole azuréenne, ou Mistèri Alagauda, roman-photo original dont l’intrigue se situe à La Gaude, où elle vit aujourd’hui. Elle a réédité le 24 septembre dernier son premier roman jeunesse Un sacré cinéma, aux éditions Couleurs de Vie. De nouveaux dessins, toujours signés Christophe Turpin, illustrent le nouveau tirage de cette ode à l’amitié et au 7e Art, véritable vecteur d’évasion et d’apprentissage pour l’auteure. Nous vous proposons de relire notre chronique publiée en 2019.

Dans ce court roman qui s’adresse aux jeunes ados, voire aux grands enfants, on suit les aventures de Sébas et de son chien Pile, débarquant dans une nouvelle ville, pour une nouvelle vie. C’est l’été, les vacances scolaires se traînent, et les deux compères s’ennuient. Sébas rencontre rapidement Gus, Livia et Dao, dans un cinéma de quartier plutôt “spécial”, tenu par un homme qui l’est tout autant : Monsieur Desmond. Cet établissement, singulier à tout égard, offre la possibilité aux enfants de littéralement rentrer dans le film de leur choix, et de vivre des aventures dans ce monde “parallèle” qu’on nomme la Cinémalie : “là où tout est possible”. On pense à un Last Action Hero mâtiné de Peter Pan. Et c’est ça qui est sympa dans ce roman très facile à lire — en même temps, à 36 balais ! Mouhahaha… — et truffé de références pour nous les “grands” : de Star Wars à Robin des Bois (celui de Disney), en passant par Pirates des Caraïbes ou Indiana Jones. Hommage au cinéma, comme moyen d’évasion, d’immersion, c’est aussi un hommage à l’amitié et plus globalement à la vision qu’on peut se faire d’une famille, avec ou sans liens du sang. Pour les plus jeunes, les notions d’apprentissage, d’autonomie, du temps qui passe, d’épreuves à surmonter, et même de découverte des premiers émois amoureux sont successivement et délicatement abordées au fil des pages. Les chapitres sont courts, rythmés, et on se surprend à en vouloir encore alors que résonne le clap de fin. Sans vous spoiler le dénouement, un “cliffhanger” suggère la possibilité d’une suite… Alors, à quand un épisode 2 ?

Un sacré cinéma, Laurence Fey, 137 p., éditions Couleur de Vie