La Strada au Festival de Mouans-Sartoux !

La Strada au Festival de Mouans-Sartoux !

La Storia est la société d’édition de presse culturelle qui édite votre journal La Strada. Ce projet doit beaucoup au Festival du Livre de Mouans-Sartoux et à sa foi dans le débat d’idées, la poésie au service de l’Humain et la Préservation de notre environnement, la littérature et la liberté. C’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous sur notre stand, du 7 au 9 octobre ! Venez rencontrer des auteurs et des éditeurs, discuter, divaguer, ripailler, rêver avec nous…

C’est avec fierté que nous vous présenterons, lors de ce Festival du Livre de Mouans-Sartoux, dont la thématique pose la question Être humain? (cf. programme complet en pages centrales de La Strada n°347, et en téléchargement ici), le premier opus d’une collection que nous lançons : Pistes, comme les pistes son d’un enregistrement, comme des pistes qui mèneraient à un monde meilleur, comme autant de possibles… Le partage est notre credo, c’est pour cette raison que nous présenterons également, sur le stand que nous animerons, des éditeurs atypiques et engagés en art, en littérature, en musique même, ou simplement de manière citoyenne. Petit tour de l’effectif…

Éditions La Storia

Vous découvrirez Commune histoire, premier opus de la Collection Pistes, présenté en avant-première et en présence de son auteur Christophe Juan, l’un des piliers de La Strada. Un ouvrage qui compile un portrait de Louise Michel, un texte sur l’art et la Commune, ainsi qu’une interview d’Ernest Pignon Ernest, qui a réalisé en 2021 l’affiche pour le 150e anniversaire de la Commune de Paris. Le lancement d’une collection comme Pistes est telle une promesse : ouvrir l’édition à des écrits ou des auteurs atypiques. Tous les « fidèles » le savent, notre journal essaie de ne pas foncer tête baissée vers le « chiffon rouge des fake news » qu’agitent parfois certains médias… C’est un désir, l’a-t-on réalisé ? Seuls les lecteurs peuvent nous le dire… Vous retrouverez aussi nos premiers essais d’édition, les Editos Paradoxaux, sorte de condensé des éditos de l’ancienne version de La Strada petit format. Le temps passe… Les écrits restent… Mais aussi Café Croisette, roman offert par Bernard Oheix : un polar aux accents du Sud, avec cet humour particulier de la région, qui dresse une intrigue autour de la Croisette et du Palais des Festivals qui accueille chaque année le plus connu de tous, le Festival International du Film ! Il est épuisé à l’heure actuelle et ce succès nous a encouragés…
Rens: la-strada.net

Éditions Goutte d’Or

Fondée par Clara Tellier Savary , Geoffrey Le Guilcher et Johann Zarca, nous suivons cette jeune maison parisienne qui, avec peu de moyens, a défrayé la chronique par sa « littérature immersive » et qui est devenu un des remparts du journalisme d’investigation. Rappelons-nous Steak Machine, une immersion de 45 jours dans le plus grand abattoir d’Europe : si les animaux y sont massacrés, ceux qui exécutent le travail le sont tout autant. La chaîne de la tuerie qui inspira l’horrible Henri Ford y est décrite de l’intérieur… Premier scandale ! Rappelons-nous aussi de Flic et des trois ans qu’a passé un journaliste en formation dans la police : effrayant, interpellant, cru et réaliste. Tout n’est pas noir, mais le malaise y est vécu réellement. Citons aussi Au cœur du Z, un journaliste a infiltré la campagne d’Éric Zemmour, brûlot qui décrit comment les jeunes « trolls » (perturbateurs sur internet et les réseaux sociaux) de l’équipe à Zemmour ont inondé le net de fakes avec un cynisme et comportement inique… Les Éditions Goutte d’Or éditent aussi de la fiction dans laquelle, sur la base d’univers existants, le réel explose ; tout y est permis. L’auteur ou l’autrice connaît en profondeur le monde qu’il ou elle raconte pour le faire découvrir de l’intérieur. Leurs livres peuvent se décliner en trois formats : grand format, bande dessinée et poche.
Rens: editionsgouttedor.com

Mono-Tone Records

Memphis Mao, alias Didier Balducci, est LE dandy du rock. On se demande comment un seul homme, guitariste du mythique groupe rock Dum Dum Boys, a pu éditer autant de disques : non seulement ceux de son groupe phare, mais aussi de formations auxquelles il a collaboré, ainsi que des rééditions et des sorties de groupes rares. Non content d’éditer des disques, voilà que Mono-Tone Records s’est mis à éditer des livres, en particulier ceux de son fondateur : la série Tourisme Parallèle – déjà 5 tomes – est une pure merveille d’ironie et de second degré au sujet de certains lieux de notre « Côte d’usure ». Élégant, léger, bourré d’humour, vous redécouvrirez notre région avec l’œil malicieux de Didier Balducci. D’autres ouvrages du bonhomme seront disponibles, ainsi que Un beau soleil doré brillait au-dessus de nos têtes de Melchior Liboà.
Rens: facebook.com/DisquesMonotone

Fatto in Casa

Fatto in Casa est un regroupement d’acteurs impliqués dans l’édition phonographique artisanale. En rupture avec la production musicale conventionnelle, nous défendons les musiciens émancipés de toute forme normative. C’est ainsi qu’un catalogue exceptionnel pour des musiciens pointus et atypiques se construit et devient un des fleurons du patrimoine sonore azuréen. Fatto In Casa accompagne les artistes, de l’élaboration du projet jusqu’à la réalisation du disque lui-même. Les artistes, coproducteurs, sont souvent accueillis en résidence d’enregistrement dans le village perché de Coaraze, où est basé le label, où l’heure se lit aux flèches de ses fameux cadrans solaires… Fatto In Casa propose deux versions de ses disques : une édition courante disponible sur la boutique en ligne, et une édition d’art, en tirage limité, numéroté et signé par l’artiste Marcello Tieri, celui-là même qui a réalisé le rehaussage des photos qui illustrent les pochettes. Artistes qui ont enregistré chez Fatto In Casa : Abdoulaye Dembélé, Amélia Fofana, Barre Phillips, Barry Wallenstein, Bruno Desbiolles, Eric Sempé, Serge Pesce, Jean Luc Bruyas, Jean Luc Danna, Vincent Chancey, Michel Péres, Marc Peillon, Daniel Malavergne, Jeremy Carlstedt, Miqueu Montanaro,Christian Mariotto, Philippe Canovas, Jean-Marc Baccarini, Sergio Caputo, Frédéric Viale, Pascal Réva, Jean-Louis Ruf , Tony Rabeson, Olivier Hutman, JB Moundele.
Rens : fattoincasa.fr

Beaucoup de coups

Label indépendant de production musicale implanté à Nice, créé en 2013 autour du mythique groupe Cochons de chiens, il accompagne aujourd’hui différentes formations de la scène musicale niçoise comme The Warmbabies, Intérieur Cuir, Bob Eroica, Ève Future, Agius Project, et continue bien sûr de produire son groupe historique. Du métal le plus en fusion en passant par la musique contemporaine et le rock le plus agité jusqu’à la poésie « bashunguienne »… Âmes sensibles et autres Tartuffe s’abstenir !
Rens : beaucoupdecoups.bandcamp.com

Laurence Fey

Pigiste émérite de La Strada, Laurence Fey est auteure de plusieurs livres jeunesse, en partie publiés chez Bayard, dont certains traduits dans plusieurs langues. Elle a aussi collaboré à différents ouvrages comme Sophia Antipolis, Territoire d’avenir, consacré à la technopole azuréenne, ou Mistèri Alagauda, roman-photo original dont l’intrigue se situe à La Gaude, où elle vit aujourd’hui. Laurence a ce talent de pouvoir évoquer nombre de sujets avec une langue et des illustrations qui parlent au jeune public. C’est un aspect de l’écriture qu’il faut absolument découvrir tant elle a ce talent de transmission et de conteuse.
Rens : facebook.com/LaFeydesmots

Mohamed Rezkallah

Cet auteur est un coup de cœur de notre rédaction. Mo’, comme l’appelle ses fans, est un spécialiste du roman noir, voire trash. Trash comme la vie dans les quartiers, en particulier ceux de l’Ouest de Nice, d’où il est originaire. À l’instar d’Abd El Malik, Mo’ a délaissé le rap pour l’écriture. Il a abandonné le gangsta rap, américanisé et caricaturant les quartiers, détruisant l’esprit du Hip Hop pour servir une vision réductrice du monde des ghettos qui arrange bien ceux qui les créent. Mo’ Rezkallah a su tirer l’essentiel de l’inhumanité de ces quartiers et de l’impact insupportable de la misère et du racisme sur ceux qui les subissent. Citons parmi ses romans, Jours étranges, Johnny, tu m’entends ? ou encore Bleu intense, tous édités aux éditions Sell Hopes.
Rens: facebook.com/mohamed.rezkallah.75

Patrice Very

Auteur, penseur, emmerdeur, illustrateur, chercher l’erreur… Ses supports principaux sont les anthologies illustrées Miss Endorphine, Regards et Absurdo. Des projets en dehors de tout système (sans distributeur, diffuseur, subvention…) pour faire vivre le hors-norme, l’inclassable et les rêves. Un don de soi, de temps, pour les ombres lumineuses et les marges. Outils de vie : Après avoir travaillé 7 ans avec Jean-Pierre Dionnet, 14 ans à Bach Films et des cheveux blancs, il fonde en 2019, avec son associée Carine Bach, la société Extralucid Films, dédiée à la défense des cinémas indépendants.
Rens: facebook.com/verry.patrice

ENTRER DANS LA COULEUR
Dans le cadre du Festival du Livre 2022 de Mouans Sartoux, le 8 octobre à 20h à l’Espace de l’Art Concret, Alain Damasio et Yan Péchin donnent un concert-fiction autour du roman Les Furtifs : une voix et une guitare qui déchirent l’espace pour lutter contre l’effondrement annoncé, pour que notre avenir ne s’inscrive pas dans la « chronique d’une mort annoncée ». Exceptionnel, rare et incontournable.
Alain Damasio, auteur culte de science-fiction, a imposé en trois romans (La Zone du Dehors, La Horde du contrevent, Les Furtifs) un engagement, une langue et une vision d’un futur dystopique. Il est devenu un des maîtres du genre, mais aussi un penseur qui tente de lutter contre cette dérive néo-libérale qui pourrait nous mènera à l’effondrement. Il donnera voix à ses mots accompagnés par Yan Péchin, grand artificier de la six cordes, qui traverse depuis 20 ans la scène française en funambule électrique, aux côtés de Bashung, Brigitte Fontaine, Rachid Taha, Thiéfaine, Miossec ou Higelin. Un concert comme un corpus de textes ciselés, pour la plupart issus du roman Les Furtifs, et la volonté de croiser la lame et le fer entre mots et musiques. Il y eut d’abord l’album Entrer dans la couleur, prolongement en lecture du roman, soutenu par des trilles de guitares incandescentes et ésotériques (avec Arnaud Dieterlin à la batterie et Mood au chant). Cette BO en forme d’album-univers est logiquement devenue un concert-fiction, tramé sur ces paroles manifestes, lues, récitées et slamées, ces nappes d’effets, grappes de sons et brusques torrents de lave électrique. Radiophonique et dramatique, brûlante et vivante, éthique et politique, cette lecture en musique trouvera naturellement le plus court chemin dans nos têtes et nos veines…