Le bruit et la fureur

Le bruit et la fureur

Depuis sa création en 2016, le festival Make Some Noise est devenu un événement incontournable pour les amateurs de musiques dites « de niche », qui font du bruit quoi. Porté par C’Picaud, il promet une semaine de plaisirs auditifs… et visuels, du 23 au 28 octobre.

« Pourquoi ce festival ? Avant tout, pour que nous puissions nous rassembler et faire la fête. Mais aussi, pour que cette vitrine vous, nous et leur (les artistes d’ici et d’ailleurs) permette d’avoir pignon sur rue, de partager des émotions et d’accepter l’autre dans son individualité. » Si la musique est au cœur du projet, l’essence du festival réside dans la rencontre entre les arts et la promotion de la diversité culturelle, comme l’explique Jacob Khelil, son directeur. 

Aussi, tout au long de la semaine, des ateliers artistiques seront proposés à notre jeunesse : de la Music Box, qui vise à sensibiliser les participants à la pratique instrumentale, à l’Orchestre Électronique, qui explore les sonorités des instruments électroniques, en passant par la Fabrique d’Instruments, qui encourage la créativité à partir d’objets recyclés, le festival offre une expérience d’apprentissage et de création.

Le weekend, le festival atteint son apogée avec une série de concerts et projections, et du mapping sur la façade du site, ajoutant une dimension visuelle à cet événement qui sollicite (presque) tous les sens. La programmation cinématographique, en cohérence avec le thème, est au cœur de l’expérience Make Some Noise : après avoir reçu en 2022 l’un des papes de l’electro française avec le film Laurent Garnier : Off the Record, Make Some Noise diffusera Neptune Frost, réalisé par Saul William et Anisia Uzeyman, une plongée captivante dans un univers cyber-punk et anticolonialiste !

Les concerts explorent, quant à eux, une diversité musicale allant du post-hardcore-sludge-psyché de Namjera, aux expérimentations novatrices du Bonkers Crew et leur « Nu-clubbing Rock », et vont transcender les frontières avec les helvètes d’Omni Selas et les tchèques de Už Jsme Doma, dont le son puissant et la présence scénique électrisante les ont propulsés sur la scène internationale. Les sets réputés fiévreux des Tourangeaux de Meule, mêlant psychédélisme et kraut allemand des 70’s, et des Psychotic Monks devraient enfoncer le clou ! Le dernier album des Aixois, Pink Colour Surgery, creuse un sillon industriel et mécanique, aux limites de l’électronique, et promet une expérience musicale haute tension…

23 au 28 oct, C’Picaud, Cannes. Rens: mjcpicaud.fr

photo: The Psychotic Monks © Marylene Eytier