Regard sur les Alpes sauvages

Regard sur les Alpes sauvages

Tout part d’un déclic, quel qu’il soit. Il peut s’agir d’une rencontre, d’une prise de conscience, d’un besoin profond de changement, mais toujours il y aura un instant décisif, celui duquel découlera une œuvre, un projet de vie, un nouveau départ…

Concernant Robert Forte, c’est un grave accident de la circulation, l’ayant laissé avec un handicap d’un membre supérieur, qui lui a donné l’envie de s’orienter vers la photographie nature et animalière. Originaire de Nice et amoureux de la montagne, il retrouve alors un sens à sa vie et décide de consacrer son temps à cette passion. Il parcourt les Alpes du Sud au Nord, là où terre et ciel se rejoignent, entre azur et nuages et photographie les reliefs, les couleurs changeantes, les attitudes des oiseaux et des habitants de la forêt, nous plongeant dans l’univers merveilleux de la vie sauvage. Ce travail est présenté jusqu’au 17 mars 2024 au Musée de la Photographie Charles Nègre sous le nom Regard sur les Alpes sauvages

La photographie animalière est une pratique exigeante, car il n’est pas possible de se contenter de flâner en comptant sur sa bonne étoile pour faire la bonne image. Tout est une question de préparation, d’anticipation et de patience. Recueillir les informations permettant de connaître les habitudes des animaux, leur nourriture ainsi que leurs lieux de reproduction, tout cela dans l’optique d’immortaliser la photo parfaite, celle dont l’ambiance éphémère originale sublimera le sujet et permettra d’offrir au spectateur un ravissement tant esthétique que sensible. Et c’est ce dévouement extrême qui a permis à Robert Forte de fournir tant d’images mémorables. Ce sont ces heures de marches, ces heures d’attente qui l’ont amené à un moment précis, dans une position précise, ciblant un lieu précis avec un angle précis et en patientant pour une lumière précise afin d’avoir LA photo.

À l’occasion de votre visite au Musée de la Photographie Charles Nègre, profitez-en pour découvrir également l’exposition de Robert Doisneau, Le Merveilleux quotidien, que nous présentions dans notre précédent numéro. Conçue en collaboration avec l’Atelier Robert Doisneau, elle regroupe 110 clichés et se décline en deux temps : l’un, axé sur Paris et sa banlieue, avec une sélection de 78 tirages anciens ou vintages donnant un aperçu de la carrière de Robert Doisneau des années 30 aux années 70 ; l’autre, autour de Palm Springs 1960, un reportage réalisé par le photographe français pour le magazine Fortune sur la construction de golfs en plein cœur du désert du Colorado.

Jusqu’au 17 mars, Musée de la Photographie Charles Nègre, Nice. Rens : museephotographie.nice.fr
photo : Gypaète barbu, Mercantour, 2015 © Robert Forte