Ashes to Ashes

Ashes to Ashes

Le Carré Sainte-Maxime accueille aSH, un récit de mille vies, imaginé par le chorégraphe Aurélien Bory pour la danseuse Shantala Shivalingappa.

Après avoir travaillé pour et avec les danseuses Stéphanie Fuster et Kaori Ito, Aurélien Bory conclut sa trilogie de portraits de femmes avec Shantala Shivalingappa. « Dans Shantala Shivalingappa, il y a Shiva, Dieu de la danse« , Aurélien Bory, nous annonçant d’emblée la couleur de ce récit qui gomme les frontières entre monde traditionnel et monde contemporain. Le chorégraphe et metteur en scène a choisi comme ligne directrice non pas l’opposition, mais le contraste et la tension de ces deux influences, laissant voir en Shantala – danseuse indienne imprégnée du Kuchipudi, une danse traditionnelle du sud de l’Inde, qui pratique aussi la danse contemporaine – l’incarnation de cette divinité hindou. Dieu créateur, mais également destructeur, il transpose cette idée dans la cendre, symbole de vie et de mort dans un cycle de réincarnation, qui rythme le récit que livre la danseuse. Par le truchement d’une atmosphère très visuelle, les dimensions s’entremêlent pour habiller avec harmonie et cohérence l’histoire qui se joue sur scène : les percussions live de Loïc Schild, les lumières d’Arno Vayrat, les costumes et les décors résonnent sur, avec et contre le tracé de cendre que dessine au sol Shantala Shivalingappa à travers ses pas. « Que fait Shiva ?« , questionne le chorégraphe. « Il détruit et il danse« …

4 mai, Carré Sainte-Maxime. Rens: carre-sainte-maxime.fr

photo: aSh © Aglae Bory