C’est la Dolce Vita au Rialto !

C’est la Dolce Vita au Rialto !

Du 22 au 30 juin, le cinéma niçois fête le cinéma italien en général et Federico Fellini en particulier. Que du bonheur. Avanti !

Le 7e Art italien et le cinéma Rialto de Nice, c’est une belle histoire, qui plaît et qui dure. L’an dernier, plus de 1200 spectateurs étaient au rendez-vous. Cette année, pour la 14e édition, Charlotte Echardour, la directrice de l’établissement, et son équipe veulent faire encore mieux. Au programme, des avant-premières, des surprises, un subtil mélange de films classiques et de plus récents, et toujours le même plaisir. 

Si le programme complet sera dévoilé très prochainement, on sait déjà qu’un hommage sera rendu à celui dont le nom vient à l’esprit de tous les cinéphiles (mais pas que) lorsqu’il s’agit d’amour du cinéma : Federico Fellini (1920-1993). Une rétrospective de 6 films pour célébrer le Maestro de Rimini, dont La Dolce Vita, évidemment, qui donne son titre au Festival et à un certain art de vivre, mais surtout à l’un des chefs-d’œuvre du 7e Art, palme d’Or à Cannes en 1960 et multi-récompensé en Italie comme à l’international. Il fera l’ouverture le 22 juin à 20h. À (re)voir aussi : le non moins mythique – et si bien nommé ! – La Strada (1954), Il Bidone (1955), Huit et demi (1963), La Cité des femmes (1980) et Ginger et Fred (1986). Une sélection en forme de résumé d’une formidable carrière, qui compte une grosse vingtaine de réalisations entre 1950 (Les feux du Music-Hall) et 1990 (La Voce Della Luna). 

D’abord dessinateur de BD, caricaturiste, Fellini fut ensuite scénariste, assistant de Rossellini et Lattuada, avant de passer à la réalisation. La plupart de ses œuvres ont remporté de nombreux prix : plusieurs Oscar du film étranger, un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, deux fois Lion d’Argent à Venise, un bouquet de David de Donatello – équivalent italien des César… Une célébrité et une reconnaissance du public qui ne se dément pas aujourd’hui encore ! Parmi les hommages rendus à son génie, notons une adaptation en BD de La Strada, publiée en 1991 dans le journal Il Topolino, un film signé Ettore Scola en 2013, Che strano di chiamarsi Federico, à l’occasion du 20e anniversaire de sa disparition, sans oublier des expositions dans le monde entier… Quelques-uns des films sélectionnés permettront également de revoir, entre autres, Giulietta Masina, muse et épouse avec laquelle Fellini fêta 50 ans de mariage, la veille de son décès en octobre 1993. L’inoubliable interprète de Gelsomina et Cabiria ne lui survivra que quelques mois, et s’en ira elle aussi en mars 1994.

Une bien belle occasion de célébrer le cinéma italien d’hier et de toujours, à travers Federico Fellini et ses héritiers. D’autant que les séances seront précédées d’animations gustatives et ludiques autour de la culture italienne ! 

22 au 30 juin, Cinéma Le Rialto, Nice. Rens: cinemarialto.fr

photo : La Dolce Vita de Federico Fellini © Pathé Distribution