30 Oct Dans la famille des cuivres, je demande…
L’Ensemble Baroque de Nice rend cette saison hommage aux grands maîtres de la période baroque, en mettant à l’honneur leurs œuvres, bien sûr, mais aussi leurs « outils » de prédilection, ces instruments qui ne cessent d’enchanter nos esgourdes depuis plus de trois siècles. En novembre, focus sur les sonates… et le cornet à bouquin !
Quel est donc cet instrument ? Issu de la famille des cuivres, le cornet à bouquin possède un répertoire très riche. Droit ou courbe, parfois semblable à un serpent, une peau recouvre son corps fait de deux moitiés de bois gougées et collées. Ses moments les plus féconds se situent entre la fin du XVIe siècle et le milieu du XVIIe siècle, principalement en Italie du Nord et en Allemagne. À la Renaissance, il devient l’instrument-roi pour l’interprétation des parties de soprano – aux côtés du violon, seul capable de rivaliser en virtuosité, lequel finira par le supplanter. Marin Mersenne, en 1636, décrivait le son du cornet à bouquin comme « semblable à l’éclat d’un rayon de Soleil, qui paroist dans l’ombre ou dans les ténèbres » (Harmonie universelle, 1636-1638). À travers l’interprétation de sonates de Dario Castello et d’Arcangelo Corelli, entre autres, ce concert sera l’occasion d’un dialogue musical entre l’ensemble de Gilbert Bezzina, en petite formation, et l’un des plus prestigieux interprètes actuels de l’instrument : Jean-Pierre Canihac, membre fondateur des Sacqueboutiers de Toulouse, professeur honoraire au CNSM de Lyon et à l’Ecole supérieure de Musique de Catalogne à Barcelone.
15 nov, Église Saint-Martin – Saint-Augustin, Nice. Rens: ensemblebaroquedenice.com
photo : Jean-Pierre Canihac © DR