12 Fév Le monde d’Hans Zimmer prend vie
Il y avait foule au Palais Neptune à Toulon, le 1er février dernier, pour découvrir les musiques de films de Hans Zimmer avec Gavin Greenaway au piano, et Cédric Clef, directeur musical.
Lors de cette soirée de musique de films produite par Nicolas Cabarrou et Pierre Futsch, et présentée par l’humoriste Alex Jaffray, les compositions d’Hans Zimmer succédèrent à l’interprétation de mélodies, violoncelle et piano. Gavin Greenaway a notamment fait appel à Caroline Dale, sa fidèle collaboratrice depuis 1990, violoncelliste distinguée lors du couronnement du Roi Charles III. Ses suites de Bach pour Violoncelle furent très applaudies ! Après les ors du couronnement, le Palais Neptune…
Succédèrent alors les musiques de film qui permirent de se remémorer quelques images de La vie est belle, film poignant, Cinéma Paradisio, émouvant, et bien d’autres… Sur scène, parmi tous les musiciens que dirigea avec maestria Cédric Clef, trois talentueux instrumentistes de l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon : Benoit Salmon (1er violon solo), Anne Fabre (violon) et René Maurin (percussions).
Diplômé du Conservatoire de Toulon, Cédric Clef avait rejoint la Musique des Équipages de la Flotte de Toulon, aujourd’hui Orchestre de la Marine Nationale, lorsqu’il n’avait pas 20 ans. Soutenu par le maestro Giuliano Carella, alors directeur musical de l’Opéra de Toulon, il créa son propre orchestre, L’Azur Symphonic Orchestra, pour diriger des musiques de film et, à ses débuts, avec 40 musiciens bénévoles, il avait réussi à attirer 400 personnes lors d’un concert à la Tour Royale.
À l’issue de la soirée musique de film, ses compliments furent adressés aux musiciens, mais aussi à Olivier Cancellieri, ingénieur du son, qui derrière sa console sur les hauteurs de l’auditorium avait réalisé, « une transcription du son parfaite« , selon les mots de Gavin Greenway. Le bras droit de Hans Zimmer n’avait jamais entendu un son aussi pur, aussi juste !
Cela valait d’être souligné, car Gavin Greenaway, compositeur et pianiste dans l’âme, créait déjà des sons alors qu’il n’avait que 3 ans, à Londres, à la fin des années 60, sur le piano de son père, chanteur, compositeur et producteur renommé qui lui fit donner dès 6 ans des cours de piano. Attaché à la musique populaire, le jeune Gavin avait trouvé un recueil de chansons des Beatles et s’amusa à apprendre les partitions, à créer ses propres arrangements musicaux. Plus tard, il découvrit les enregistrements originaux. « En fait, j’ai toujours voulu être compositeur« , confie-t-il.
Gavin Greenaway est depuis devenu le musicien le plus demandé d’Hollywood. Les années suivantes, il tissa des liens avec les compositeurs les plus renommés du monde, créant des partitions pour Hans Zimmer, James Newton Howard, John Powell, Tom Holkenborg, Daft Punk… Il contribua à l’écriture d’albums pour Andrea Bocelli, George Michael ou encore Sir Paul McCartney qui, en 2006, l’engagea pour diriger l’orchestre lors de la première mondiale de son oratorio Ecce Cor Meum au Royal Albert Hall à Londres, puis à la première américaine au Carnegie Hall à New York. N’oublions pas que le pianiste américain joua aussi pour le jubilé de diamant de la Reine Elisabeth II d’Angleterre en 2012 ! Un beau palmarès…
photo : Palais Neptune. Gavin Greenaway au piano, Caroline Dale au violoncelle, Cédric Clef à la baguette © Claudie Kibler Andreotti