26 Mar Rien que pour… la littérature
La littérature, comme pouvoir d’émancipation ! Quelle que soit l’époque, quel que soit le pays, l’art est souvent parmi les premiers touchés quand il s’agit d’installer un régime autoritaire et théocratique. La culture est un espace de réflexion, de contradictions et de doutes ; une richesse illimitée que ne supporteront pas les fondamentalistes arrivés au pouvoir en Iran à la fin des années 1970.
Lire Lolita à Téhéran raconte l’histoire d’Azar, professeure de littérature à l’Université de Téhéran qui voit son enseignement toujours plus empêché par le régime islamiste. Alors, en secret, elle réunit sept femmes dans un club de lecture où elles discutent de ces livres interdits qu’elles se passent sous le manteau. Elles discutent aussi de leur vie dont le territoire d’expression s’est considérablement rétréci. La littérature se transforme ainsi en un espace illimité d’évasion, de rêves, d’espoir aussi.
Lire l’œuvre de Vladimir Nabokov à Téhéran devient un acte émancipateur et une quête de sens à leur vie. Le film d’Eran Riklis est porté par Golshifteh Farahani, Zar Amir Ebrahimi ou Mina Kavani, comédiennes iraniennes formidables qui toutes ont dû prendre la douloureuse décision de quitter leur pays, de s’arracher à leurs racines et leurs familles pour continuer à vivre leur art et leur vie de femmes libres, loin de la dictature et de la censure.
Lire Lolita à Téhéran d’Eran Riklis, sortie le 26 mars
photo: scène du film Lire Lolita à Téhéran d’Eran Riklis © DR