Nice Jazz Fest : toujours plus festif !

Nice Jazz Fest : toujours plus festif !

Le Nice Jazz Fest 2025 poursuit sa mue initiée il y a quelques éditions pour solutionner un casse-tête : celui de proposer un festival de musique pour le plus grand monde avec un nom accolé à une tradition de plus d’un demi-siècle dans l’histoire du jazz européen. Rendez-vous, cette année, 24 au 27 juillet.

La transformation concernera tout d’abord la configuration du lieu, avec une expérience musicale totale qui débutera avec une ouverture des portes dès 17h30, et qui se prolongera une bonne partie de la nuit. Cela se passera dans un espace intitulé Village de La Merenda, avec JoeyStarr qui fera partager sa passion pour la cuisine, accompagné de chefs, dans un lieu où pétanque et petite scène musicale permettront de patienter avant le grand début de soirée, puis, après les dernières notes des concerts, de profiter de jam sessions nocturnes. Le jazz investit le magnifique Théâtre de Verdure et gagne cette année un artiste de plus par soirée. Cette musique est détentrice d’une tradition centenaire qui se cultive et se transmet, dans laquelle la jeune génération n’efface pas les créations de ses ainés, mais les enrichit de leurs nouvelles influences, et veille à les jouer régulièrement pour entretenir la flamme. Voilà le constat au regard de la programmation jazz du Verdure : de la jeunesse, des icônes vivantes et d’autres qui continuent de vivre au travers des hommages qui leur sont rendus. 

La fougue de la jeunesse

Le trompettiste iconoclaste Daoud, qui l’an dernier se trouvait dans les espoirs, est désormais à l’affiche de Jazz à Vienne, du North Sea… et du NJF. On aura plaisir à écouter, sur la scène plus intime du Verdure, la formidable voix de Jalen Ngonda, tout comme celle de Tyreek McDole, que l’on découvrira, récemment auréolé de son prix à la Sarah Vaughan International Jazz Vocal Competition et déjà comparé à Gregory Porter ou Johnny Hartmann. 

Le plaisir de rendre hommage

Plaisir à découvrir également le vaste univers musical de Monsieur Màlà, qu’il faudra voir sur scène, la géniale saxophoniste Nubya Garcia, ou la chanteuse Ekep Nkwelle qui d’ailleurs, a rendu un bel hommage à la pianiste américaine Geri Allen, morte en 2017. L’héritage des piliers du jazz sera aussi à attendre du côté de Sullivan Fortner que l’on verra d’abord en trio, avant sa participation à une Oscar Peterson Celebration de haute tenue, tandis qu’Édouard Pennes fera revivre la musique de Charlie Parker au travers de son projet Bird Lives! et que Christian McBride, lui, honorera Ray Brown. Quant à Stochelo et Mozes Rosenberg, ils présenteront un hommage à Charlie Chaplin et ses origines gitanes. 

Des icônes bien vivantes

On profitera aussi de célébrer en chair et en os Avishai Cohen, John Scofield et The Cookers, un groupe qui ne réunit rien de moins que Billy Harper, Eddie Henderson, Cecil McBee, Donald Harrison, George Cables et David Weiss. Et pour le final, Robin McKelle, China Moses, Hugh Coltman et Jowee Omicil célèbreront le jazz dans un feu d’artifice musical ! 

Une scène ouverte aux autres musiques

Autre ambiance du côté de la scène Masséna, avec un plateau de Dj pour garder le rythme entre les changements de plateau, et des artistes qui remplissent les plus grandes scènes : EarthGang (qui passe du Stockfish en avril au NJF en juillet !), la sensation Raye que l’on a hâte de découvrir, le rappeur Freddie Gibbs en très bonne compagnie avec le redoutable combo El Michels Affair, mais aussi Lamomali, la bande à Matthieu Chedid qui, même orphelin de Toumani Diabaté, reste une machine à bonheur incroyable. Citons aussi Masego ou la divine Jorja Smith, que l’on sait très attendus. Tout comme la clôture, en compagnie de Feu ! Chatterton et Santa, qui promet une soirée qu’on imagine déjà chaude comme une nuit d’été.

24 au 27 juillet, Théâtre de Verdure & Place Masséna, Nice. Rens: nicejazzfest.fr

photo : NJF 2024 © Ville de Nice, David Nouy