26 Juin Fabrice Hyber surexpose
Située à La Garde, la Maison départementale de la nature du Plan accueille jusqu’au 13 juillet une réjouissante Surexposition de Fabrice Hyber.
Dédié à la préservation et à la valorisation de l’environnement, ce bâtiment inauguré en 2020, implanté sur l’une des dernières zones humides côtières de Méditerranée, constitue un écrin idéal pour accueillir les œuvres de Fabrice Hyber. Celles-ci trouvent leur source dans le projet d’une vie : La Vallée, que l’artiste développe depuis plus de trente ans en semant — littéralement — une forêt au cœur de sa Vendée natale. « J’ai vu ici, dès ma première visite, une base commune avec La Vallée : la fabrication d’un paysage au départ sans qualité, mais avec « du potentiel ». D’un paysage désolé nous avons peu à peu réussi à construire un paysage fait de connaissances, de créativités et de richesses« , explique-t-il.
Reconnu pour sa démarche artistique expérimentale et multidisciplinaire, visant à traduire l’interaction entre l’œuvre, le spectateur et le monde, Fabrice Hyber inscrit son travail dans une réflexion à la fois scientifique, environnementale et sociale, en parfaite résonance avec le site naturel varois. Vêtu de son éternel bleu de travail, l’artiste a imaginé faire « se surexposer les deux lieux » par le biais de trois œuvres plastiques, dont une grande fresque. « Un ruban de dessins de 75 mètres de long sous la forme d’une spirale, qui reprend la couleur des chemins ici – une toile beige – et qui raconte l’histoire de la Vallée. » Le bâtiment étant construit sur pilotis, avec des murs en chanvre, l’artiste s’est alors demandé : « Comment accrocher ce ruban ? J’ai inventé un système avec des bambous mis dans des pots de fleurs à l’envers qui tiennent en lévitation ce ruban de dessins. »
Au fil de la visite, le public peut également visionner deux films documentaires, La Vallée et Les Hommes de la Vallée, réalisés par Karim Hapette et Michaël Huard, qui ont suivi l’artiste en Vendée pendant trois années. On y découvre la naissance de cette forêt de 100 000 arbres aux essences variées, devenue un refuge pour une faune d’une grande diversité.
Jusqu’au 13 juil, Maison départementale de la nature du Plan, La Garde. Rens: var.fr
photo : Vue de l’exposition © Département du Var