Sous les oliviers, le jazz !

Sous les oliviers, le jazz !

Comme à son habitude, le festival Jazz up sous les Oliviers se démarque des grandes messes du jazz. Parce qu’à Opio, on aime sortir des sentiers battus. Alors, à l’occasion de son 10e anniversaire, l’événement propose trois soirées et trois groupes bien différents qui tracent une belle cartographie au sein du jazz européen d’aujourd’hui.

Depuis une dizaine d’années, Jazz up sous les Olivier constitue le point d’orgue de la saison de concerts portée par l’association qui a donné son nom à l’événement : Jazz Up. Une association créée en 2008 par deux couples fans de Jazz, rapidement suivis par des amis tentés par l’expérience et leur enthousiasme. Et c’est cette programmation mensuelle qui culmine chaque été avec ce festival qui trouve à Opio une étendue de verdure — un amphithéâtre en pleine nature, sous les oliviers, que certains spectateurs considèrent comme un « nouveau petit Cimiez » — propice à l’écoute.

En ouverture, le 7 août, le INK African Roots servira son mesclun groove très occidental, assaisonné de percussions d’Afrique de l’Ouest. Le batteur Victor Gachet et le pianiste Pierre-Alain Goualch se sont entourés de musiciens originaires du Burkina-Faso, et ces deux mondes se répondent avec un bonheur communicatif, échangent leurs pulsations, leurs frappes et leurs timbres, dessinent des terrains d’entente et invitent irrésistiblement à la danse.

Le lendemain, c’est Julian « J3PO » Pollack qui présentera son dernier projet. Pianiste et clavieriste, ce Californien fait largement appel à l’électronique pour inventer des sonorités inédites et sophistiquées qui sifflent, s’égrènent, bourdonnent, s’enroulent ou se superposent à son piano acoustique : décontracté, mais sans bavure et strictement en place, lui aussi fait bouger les corps de ses auditeurs.

La programmation se terminera avec Nora Kamm, Allemande installée en France depuis une quinzaine d’années, qui joue essentiellement des saxophones (surtout de l’alto), mais aussi de la flûte, compose, et intègre dans sa musique des programmations électroniques et parfois quelques percussions africaines. Une sonorité de saxophone claire, très timbrée, bien installée sur une rythmique impeccable. Là encore on voudra se lever pour se trémousser !

7 au 8 aoû, Amphithéâtre d’Opio. Rens: jazzup06.org

photo: Nora Kamm © DR