21 Juil Christian Sardet : ode scientifique à la vie, et à l’art
À l’heure où la sauvegarde des océans s’avère plus que jamais décisive, et tandis que Nice accueillait en juin la 3e Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC), il était urgent de rencontrer l’un de ses plus fervents défenseurs : Christian Sardet. Gaudois d’adoption, directeur de recherche émérite à l’Institut de la Mer de Villefranche-sur Mer (IMEV), le biologiste est également un artiste, auteur de livres, de photos, de vidéos et de films. Un entretien plein de sagesse et de passion.
Éminent scientifique, le biologiste Christian Sardet, nous a reçus chez lui, dans sa maison de village. Un havre modeste et accueillant, à l’image de son habitant. Un homme, amoureux de la mer, de la peinture et du jazz, qui connaît les secrets de la vie et vous en livre quelques-uns avec un doux sourire…
Vous êtes l’un de nos plus éminents scientifiques et vous êtes presque caché à La Gaude ?
Non, je ne suis pas caché ! Je mène la vie d’un villageois studieux. Il m’arrive encore de découvrir des informations sur ma vie, comme ma page Wikipedia sur laquelle je suis tombé par hasard. Actuellement, je passe beaucoup de temps à La Gaude, car à la retraite, mon activité principale consiste à écrire et dessiner, et en ce moment, à traduire mon dernier livre Les Cellules, une histoire de la vie (Éditions Ulmer) en anglais, pour la maison d’édition The Experiment à New York. Ce livre sera aussi publié au Québec et à Taiwan à l’automne. J’avais consacré sept années à son écriture et à son illustration !
Rappelez-nous votre parcours, qui était a priori éloigné de l’océan à l’origine, et comment est née votre passion pour la biologie.
Le petit microscope offert par mon grand-père Marc est l’objet le plus ancien que je possède. Grâce à lui, vers 12 ans, j’ai pu observer les organismes dans les mares de mon village d’enfance, à Melle (Deux-Sèvres). Mon père y était professeur de mathématiques. Il n’y avait pas de biologistes ni de chercheurs dans ma famille à cette époque.
J’ai eu la chance d’avoir un professeur de sciences naturelles qui nous emmenait explorer la nature hors de l’école, et qui m’a transmis le virus de la biologie. À la fin des années 1960, l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de Lyon était la seule école d’ingénieurs qui proposait un cursus en biochimie — la chimie de la biologie —, une nouvelle science à l’époque. Et je m’étais mis en tête de devenir biochimiste. L’INSA était alors l’une des rares écoles d’ingénieur avec une pédagogie avant-gardiste qui s’affranchissait du passage en classes préparatoires. À 21 ans, dès mon diplôme obtenu, comme j’adorais le jazz, j’ai choisi de partir aux États-Unis où je suis resté 4 ans. Ma famille n’étant pas très fortunée, j’ai d’abord vécu une initiation à la recherche, grâce à un poste de technicien au Wistar Institute à Philadelphie. C’est dans cette ville de la côte Est que j’ai rencontré mon épouse Dana, cinéaste (voir encadré). Puis j’ai repris mes études et les recherches en biologie sur la côte Ouest, à l’Université de Californie, à Berkeley, pour l’obtention d’un doctorat (PhD).
De retour en France en 1972, j’ai effectué une visite des laboratoires de recherche en biologie. J’ai d’abord travaillé en région parisienne sur la structure moléculaire des protéines de la vision en tant que post-doctorant, dans le laboratoire de Génétique Moléculaire du CNRS (Centre National de la Recherche scientifique) à Gif-sur-Yvette. Je désirais poursuivre des recherches plus cellulaires. Et un jour, en 1976, j’ai reçu une carte postale d’un ami m’informant qu’un biologiste rencontré à la plage était à la recherche d’un profil « juste comme le tien » à la Station Zoologique de Villefranche-sur-Mer. La demande venait d’un laboratoire du CEA (Commissariat à l’Énergie atomique et aux Énergies Alternatives), à Villefranche, qui étudiait la physiologie des poissons et plus particulièrement l’osmorégulation — le mécanisme d’adaptation des poissons comme les anguilles ou les truites qui passent de l’eau douce (un milieu sans sel) à l’eau de mer (un milieu très salé). Jean Maetz, le directeur de ce laboratoire, à qui je devais succéder, s’est malheureusement tué dans un accident de voiture en Écosse et le laboratoire CEA a dû quitter Villefranche-sur-Mer quatre ans après mon arrivée.
La naissance de notre premier enfant, Noé, a été l’occasion pour moi d’explorer un nouveau domaine de recherche — la fécondation — dans le cadre du CNRS qui m’a alors recruté en tant que directeur de recherche pour former une nouvelle équipe à Villefranche en 1983. L’arrivée des socialistes au pouvoir avait permis de créer de nouvelles équipes et celle que j’ai fondée avec quelques collègues a évolué au sein de la station marine de Villefranche. Ce sont des chercheurs anglais et écossais, venus travailler avec moi en tant que post-doctorants, qui dirigent désormais le laboratoire de biologie du développement (BioDev), regroupant une quarantaine de personnes sous l’égide du CNRS et de l’Université Sorbonne (Paris).
Pourquoi vous êtes-vous établi à La Gaude et non à proximité de votre laboratoire de Villefranche ?
Au départ, avec nos deux enfants, Noé et Nico, Dana et moi avons habité Villefranche durant 7 ans. Puis j’ai eu la possibilité de prendre une année sabbatique en 1984 pour travailler sur la fécondation et le développement, à la station marine de l’Université de Stanford, à Pacific Grove, près de Monterey en Californie. À notre retour, nos deux fils parlant anglais, nous avons rejoint une école indépendante baptisée Notre école, basée à Saint-Jeannet puis à La Gaude. Mon épouse Dana avait tissé des liens d’amitié avec les familles de l’école, dont celle de l’architecte gaudois Dominique Pétry-Amiel, avec lesquels nous sommes toujours amis. Les allers-retours La Gaude-Villefranche étaient alors bien plus faciles que maintenant ! Gisèle Devulder, la fondatrice de Notre école, inspirée des méthodes de Célestin Freinet, est malheureusement décédée d’une tumeur au cerveau et cela n’avait plus de sens de continuer Notre école sans cette pédagogue exceptionnelle. Nos fils ont alors repris un cursus normal, dans l’école primaire du village de La Gaude. Dana a réalisé un film sur cette belle aventure pédagogique avec Gisèle et quelques familles.
Parlez-nous des débuts de la vie et de LUCA (Last Universal Common Ancestor / Le dernier ancêtre commun universel), une sorte de Big Bang pour les biologistes…
Entre les années 1980 à 2000, j’ai consacré toute mon énergie à bâtir un laboratoire de biologie reconnu au plan international. Environ trois quarts de mon temps étaient consacrés à la recherche expérimentale et le reste à la gestion administrative et à l’enseignement et la diffusion du savoir, à travers des œuvres audiovisuelles (dessins animés, films, DVD, sites). Notre laboratoire a été pionnier de l’imagerie des cellules et des embryons, en Europe, les images obtenues fournissant un excellent support pour la communication.
En écrivant mon livre sur les cellules, il m’est apparu que la meilleure façon de communiquer sur ce sujet difficile était de raconter l’histoire de la vie. Pour ce qui est des origines de la vie, cela fait une trentaine d’années que les chercheurs se sont mis d’accord sur l’idée que toutes les formes de vie proviennent d’une cellule originelle LUCA (acronyme de Last Universal Common Ancestor). Avec le Big Bang, les physiciens ont réussi à raconter une histoire simplifiée de l’origine de l’univers, mais les biologistes n’ont pas su raconter et partager avec le public l’histoire de la vie. Il y a désormais un consensus sur l’existence il y a plus de 4 milliards d’années de LUCA. Bien sûr, il existe nombre d’énigmes non résolues pour le moment comme de savoir si LUCA est apparu au fond des Océans ou d’autres endroits de la planète, ou si cette cellule primordiale est venue de l’espace ?


On vous connaît via vos deux splendides livres (Plancton – Aux origines du vivant et Les Cellule – Une histoire de la vie). Pourquoi avoir choisi l’éditeur Ulmer, spécialiste des jardins, des plantes et des animaux, et pas un éditeur scientifique ?
C’est très casse-gueule un livre sur les cellules ! C’est un sujet associé au scolaire ou à la maladie, donc à la limite de ce qu’un éditeur comme Ulmer pouvait faire. Mais ils s’affichent comme « Ulmer, l’éditeur du vivant ». L’éditeur Antoine Isambert m’a encouragé dès mon premier livre et le directeur artistique Guillaume Duprat, est un virtuose exceptionnel de la mise en pages. Pour mon deuxième ouvrage avec eux, illustré par mes dessins, je voulais absolument retravailler avec Antoine et Guillaume, et je suis enchanté du résultat.
Vous êtes un scientifique. Comment votre fibre artistique s’est-elle développée ? Vos dessins sont inspirés de Guillaume Apollinaire ?
Oui, inspirés par Apollinaire et ses calligrammes — des poèmes dessinés avec les mots. L’idée était parfaite pour traiter des cellules et du vivant. Je ne voulais pas utiliser d’horribles flèches qui auraient brisé la poésie du sujet. Les mots de la science et de la biologie ne sont pas familiers, mais petit à petit, grâce aux dessins, ils peuvent le devenir. Le problème des calligrammes, c’est d’avoir à les redessiner en anglais pour les traductions ! J’ai eu la chance d’avoir une belle exposition de mes dessins originaux à New York, l’an dernier. J’ai toujours peint et dessiné depuis mon enfance à Melle où une usine chimique empestait le village. Mes parents étaient cependant amis avec le directeur de cette usine, qui était aussi un bon peintre. C’est lui qui m’a transmis le goût de la peinture. Il m’emmenait à la campagne, peignait son tableau et moi, à ses côtés, le mien.
J’ai énormément peint et dessiné dans ma jeunesse, et inondé ma famille d’aquarelles ! Dans ma famille, il n’y avait pas d’artistes et devenir peintre n’était pas un avenir économiquement envisageable. Mais mes parents étaient ouverts et cultivés et ma sœur avait des dons artistiques. Comme je vous l’ai mentionné, j’étais fou de jazz et j’écoutais chaque soir l’émission Pour ceux qui aiment le jazz sur ma petite radio. J’ai aussi pris des cours de clarinette catastrophiques (!), et à mon arrivée aux États-Unis, je chantais et m’accompagnais à la guitare. Mais j’ai plus écouté que joué, car à cette époque la musique aux États-Unis était particulièrement vivante et innovante.
Vous avez donc fait deux rencontres déterminantes dans votre parcours : ce peintre amateur et ce professeur de sciences ?
C’est vrai, et ces deux passions ont fini par se rejoindre dans mes livres et mes expositions, et même dans toutes les communications et conférences que j’ai faites via divers médias. Je leur dois beaucoup.
Ces deux passions se sont-elles transmises dans votre famille ?
Côtés sciences, mon frère Claude, ma belle-sœur Anne et mon neveu américain Raphaël, sont des biologistes. Côté art, mon épouse est réalisatrice de films, ainsi que Noé, l’un de nos fils. Notre fils Nico a également la fibre artistique et pratique la photographie, la peinture et le travail du bois et de l’encadrement. Des membres de notre famille américaine écrivent, dessinent, dansent. Quant à Emma notre petite-fille de douze ans, il est un peu tôt pour savoir ce qui la passionnera !
Vos travaux sur le plancton ont également inspiré d’autres artistes comme l’artiste transgenre Anohni (ex-Antony and the Johnsons) ou encore le cinéaste Éric Besnard ?
Nos films sur le plancton ont inspiré J. Ralph pour composer le morceau Manta Ray, musique du film Racing extinction (2015). Anohni a écrit et chanté un très beau texte sur la situation dramatique de la biodiversité en visionnant notre vidéo The secret life of plancton, vue par plus de 2 millions de personnes sur le site de la plateforme TED. La création de J. Ralph et de Anohni a été choisie parmi les 5 nommées pour la Meilleure chanson originale et a donc failli recevoir un oscar à Hollywood ! Cette année-là, en 2016, une polémique a eu lieu sur la représentation des minorités et les organisateurs des oscars ont évincé Anohni qui venait de changer de nom pour affirmer son statut transgenre. Ce sujet était très controversé à l’époque et malheureusement cela le redevient. Un autre exemple, le personnage de biologiste incarné par Grégory Gadebois dans le film Les choses simples (ndlr: sorti en 2023, avec Lambert Wilson également), évolue au milieu de nos photos sur le plancton, réalisées avec mes collaborateurs montréalais, Les Macronautes.
Vous participez à l’exposition Becoming ocean : a social conversation about the Ocean à La Villa Arson de Nice ?
Oui, l’exposition de l’établissement artistique Le Centquatre à Paris a été reprise à la Villa Arson, du 8 mai au 24 août. Cette exposition est co-organisée avec TBA21 Thyssen-Bornemisza Art Contemporary et la Fondation Tara Océan, que je connais bien, car avec quelques collègues nous sommes à l’origine des expéditions scientifiques !
Ce qui est exposé est emblématique de notre travail sur le plancton, réalisé avec notre fils Noé et son collectif Les Macronautes. En 2020, nous avions conçu et réalisé une installation immersive Le ballet du plancton pour l’exposition Océan, une plongée insolite, du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris. À l’intérieur d’un grand cylindre, les visiteurs pouvaient contempler la beauté et diversité du plancton. Pour l’exposition La Grande expédition au Centquatre à Paris, pour Plancton cosmique à Montréal et pour l’exposition Becoming Ocean à la Villa Arson, nous avons fait une adaptation linéaire de cette installation. Côté interactif, nous avons conçu et réalisé La mandala du plancton, pour le Centre National de la Mer, Nausicaá, à Boulogne-sur-Mer. Cette installation ludique et interactive est actuellement utilisée pour une exposition au Musée en herbe à Paris.
Vous avez sûrement d’autres projets en tête ?
C’est vrai ! Je m’intéresse à la tradition naturaliste dans notre région et aux origines de la biologie au XIXe siècle. Je viens d’écrire des articles illustrés sur ces sujets qui couvrent deux siècles pour la revue Art & Sciences (ISTE Éditions). Peut-être est-ce la trame d’un roman ? Et je compte bien continuer les expositions, les conférences et les ateliers, en France et à l’étranger !
Christian Sardet, en dates clés
1958 : son grand-père Marc lui offre un microscope.
1967 : Diplôme d’ingénieur biochimiste de l’INSA Lyon en poche, Christian Sardet part aux États-Unis et obtient son doctorat en biochimie comparative.
1975 : chercheur du CEA à la station Marine de Villefranche-sur-Mer.
1983 : avec quelques collègues, Christian Sardet, chercheur CNRS fonde l’équipe de recherche CNRS Biologie Cellulaire Marine. Cette équipe évolue ensuite en Laboratoire de Biologie du Développement à l’Institut de la Mer de Villefranche (IMEV). Christian Sardet y poursuit en tant que chercheur émérite ses actions de diffusion du savoir depuis une douzaine d’années.
2000 : Transmission des connaissances aux étudiants et au public : nombreuses collaborations dont deux films primés sur la fécondation, deux dessins animés sur la cellule et l’origine de la vie, un film en images de synthèse primé (Voyage dans la cellule), un DVD produit par le CNRS (Au cœur du vivant la cellule)…
2008 : Christian Sardet, avec ses amis biologistes Éric Karsenti et Gaby Gorsky, cooptent des collègues de différentes disciplines et conçoivent avec eux l’expédition Tara Océans, une exploration globale du plancton sous l’égide de la Fondation Tara 0céans (agnèsb.), du CNRS, du CEA, et du Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire (EMBL). Dans ce cadre, Christian Sardet se consacre à populariser le plancton à travers les Chroniques du plancton avec Les Macronautes (Noé Sardet et Sharif Mirshak de Parafilms, Montréal).
2011 : Le projet Chroniques du plancton initié pour accompagner l’expédition Tara oceans comprend, un site, des films, des conférences, des ateliers, des expositions et des installations dans des musées et aquariums.
2013 : publication du beau livre Plancton – Aux origines du vivant (éditions Ulmer), traduit et publié en Japonais (2014), Anglais (2015), Allemand (2016) et Chinois (2019).
D’autres réalisations audiovisuelles sur le plancton et la pollution plastique dans le cadre de la plateforme TED et un vidéoclip musical sélectionné aux Oscars Hollywood acquièrent une audience mondiale. Des photos, films et installations interactives et immersives sont exposés : Festival Kyotographie à Kyoto, Fondation Cartier à Paris, Expo Océans, Muséum Histoire Naturelle à Paris, Maison de l’environnement à Montréal, Plankton Museum à Eden Project (GB)…
2023 : publication du beau livre Les Cellules – Une histoire de la vie (éditions Ulmer).
2024 : première exposition des dessins de cellules de Christian Sardet à New York en 2024.
2025 : Christian Sardet et Les Macronautes exposent avec d’autres artistes à La Grande Expédition au Centquatre (Paris) et Becoming Ocean, à la Villa Arson (Nice), jusqu’au 24 août dans le cadre de Biennale des Arts et de l’Océan, et de la Conférence des Nations Unies sur les Océans (UNOC3).
Pour l’ensemble de ses contributions, Christian Sardet a reçu le Grand Prix des Sciences de la Mer et le prix Lequeux de l’Académie des Sciences, le European Award for Communication in Life Sciences de l’EMBO, et la Légion d’honneur.
Dana Sardet, l’artiste cinéaste
Derrière chaque grand homme, une grande femme ? L’épouse américaine de Christian Sardet est monteuse et réalisatrice de films. Née dans le Queens, à New York, jeune fille, elle a étudié le français en Suisse et rêvait de revenir en Europe. Pendant ses études en histoire de l’art à l’Université, elle réalise de petits films au sein du Club Cinéma. Elle ne va plus quitter cette voie.
En mai 1974, Dana participe à la création du premier Festival International de Films de Femmes, baptisé Musidora, du nom de la célèbre actrice et réalisatrice française. L’affiche du festival est dessinée par Claire Bretécher et parmi les différentes marraines, on trouve Agnès Varda, Delphine Seyrig, Jeanne Moreau… Le retentissement de ce festival est exceptionnel pendant plusieurs années, à Paris, mais aussi jusqu’au Festival de Cannes.
Ce festival a rendu hommage à des centaines de femmes invisibilisées par l’industrie du cinéma.
Vivant ensuite dans le sud de la France, Dana entame la deuxième partie de sa carrière et se lance dans l’animation d’ateliers de cinéma pour la jeunesse, aidée par l’INA (Institut national de l’audiovisuel). De nombreux films et dessins animés voient le jour.
Parmi ses grands documentaires, on trouve un portrait consacré à Lyle Tuttle, un tatoueur de San Francisco, devenu une légende, un documentaire au pays des Dogons, ou encore un portrait de l’artiste gaudois Daniel Fillod… La marque de fabrique de Dana ? Laisser entièrement la parole aux gens.
Pour en savoir plus sur le travail de Dana Sardet, cest ici et ici.
Pour en savoir plus
Ouvrages Plancton – Aux origines du vivant et Les Cellules – Une histoire de la vie : editions-ulmer.fr
Chroniques du plancton : planktonchronicles.org
Fondation Tara Océan : fondationtaraocean.org
photo: Christian Sardet © DR