Galliano, comme à la maison

Galliano, comme à la maison

Il ne cesse de se renouveler et d’étendre son répertoire à tous les genres musicaux, du classique au jazz en passant par la chanson. Richard Galliano, accordéoniste français le plus célèbre dans le monde, se posera avec son fascinant instrument à Mandelieu, non loin de Cannes sa ville natale, sur la belle scène des Nuits Robinson pour ré-enchanter les cœurs.

« Je me suis donné comme mission de déringardiser l’accordéon. » Grâce à Richard Galliano, l’accordéon, objet longtemps méprisé autant que délaissé, a gagné ses lettres de noblesse. Le musicien en a révolutionné l’image et changé l’approche de son instrument auprès des mélomanes.

L’histoire commence avec son père Lucien qui avait créé l’accordéon club Cannes la Bocca – Mouans-Sartoux il y a 60 ans, défendant et relançant avec énergie et passion la pratique du « piano à bretelles ». Et transmet cette passion à son fils qui commence à en jouer dès 4 ans.

Jazz, tango, musette, variétés, classique, Richard est depuis devenu une référence mondiale, mais surtout un défricheur, un aventurier de plusieurs esthétiques. Il a été l’accompagnateur de Barbara, Reggiani et surtout Nougaro, est devenu le fils spirituel d’Astor Piazzola, et le seul accordéoniste à avoir enregistré pour Deutsche Grammophon, au même titre que Boulez et Karajan ! « Je pense que mon travail a aidé à redécouvrir la face cachée de cet instrument. Mais je n’ai rien inventé, je m’inscris dans la continuité de musiciens comme Gus Viseur. »

Il vogue toujours autant de ville en ville, de pays en pays et d’orchestre en orchestre. À Mandelieu, il va jouer ses registres préférés : l’approche jazz du New Tango comme celle du New Musette, accompagné d’Adrien Moignard (guitare) et de Philippe Aerts (contrebasse). Cette musette, référence perpétuelle à son père aujourd’hui disparu, avec qui il avait réalisé une méthode complète d’accordéon, parue aux éditions Lemoine.

19 aoû, Théâtre Robinson, Mandelieu. Rens: mandelieu.fr

photo: Richard Galliano © Serge Braem