10 Sep Ode au souffle audibertien
Il y a 60 ans disparaissait Jacques Audiberti. Christian Gorelli lui rendra hommage, à l’occasion de la performance « poémusicale » AudIBErti d’AntIBEs, le 5 octobre à 16h, devant la Galerie Alexandre Simonin, non loin de la maison natale du poète, dramaturge et peintre, né à Antibes, rue du Saint-Esprit.
Dans le cadre de sa série d’hommages aux artistes ayant lié leur destin à la région (Matisse, Apollinaire, Dufy, Eluard ou Picasso), Christian Gorelli propose une nouvelle performance poémusicale qui fera vibrer le souffle audibertien. « Je souhaite faire brièvement passer parmi les antibois, et les visiteurs, la poésie forte, parfois fantasque, toujours indépendante, d’Audiberti, qui a souvent quitté sa ville et la mer, mais que la mer n’a jamais quitté« , indique le poète marseillais, azuréen d’adoption.
Figure singulière et indomptable de la littérature française du XXe siècle, qui a donné son nom à la plus grande salle du théâtre Anthéa, Jacques Audiberti publia ses premiers poèmes dans les années 1930, et devint rapidement un auteur reconnu pour ses pièces de théâtre comme Le mal court ou Les patients. Entre fantaisie et gravité, celui qui avait débuté sa carrière d’auteur dans la presse, et traduisait parfois sa pensée par la peinture, aimait à jouer avec les formes, les registres et les ambiances.
À quelques encablures de la rue qui l’a vue naître, la rencontre entre la voix et les mots de Christian Gorelli avec la musique du contrebassiste Sheng Yang ravivera la mémoire de Jacques Audiberti, dans un dialogue inédit qui fera à nouveau « battre le cœur de sa poésie« .
5 oct, devant la Galerie Alex Simonin, Antibes. Rens: 06 07 36 91 98 – gorelli-poesie.fr
photo: Christian Gorelli, Sheng Yang (et Jacques Audiberti en incrustation) © DR