La joie d’un violon virtuose 

La joie d’un violon virtuose 

Il y a quelque chose de joyeux dans la virtuosité du violon, dont l’oreille suit, émerveillée les volutes et les cabrioles. C’est en tous les cas ce que promet le concert intitulé La Joie que donnera en novembre l’Ensemble baroque de Nice.

« Parmi tous les genres musicaux, le concerto est particulièrement propice à la représentation de la joie. La joie de faire sonner les instruments ainsi que celle du dialogue musical entre soliste et orchestre sera ainsi au cœur de ce programme« , explique Gilbert Bezzina, directeur musical de l’Ensemble Baroque de Nice qui, pour ce nouveau rendez-vous de la saison, mettra à l’honneur la plus jeune de ses membres, la violoniste Federica Basilico. Diplomée du CNSM de Lyon, elle se produit depuis avec quelques-uns des ensembles baroques les plus renommés (Les Surprises, Les Ombres, Correspondances, Les Argonautes ou encore le Dresdner Festspielorchester), dont l’Ensemble Baroque de Nice, auquel elle apporte sa curiosité pour des répertoires encore à découvrir.

Elle sera ici la soliste de deux œuvres concertantes : en duo avec le « patron » Gilbert Bezzina pour le Concerto pour deux violons Op. I n°1 de Francesco Manfredini, puis dans l’une des œuvres réjouissantes d’Antonio Vivaldi, le Concerto en ré majeur R 582, « In due cori« . Destiné aux célébrations de l’Assomption, cette ouvre mêlant la virtuosité et la vitalité propres aux créations du génial compositeur vénitien, a certainement été écrite pour la très talentueuse Anna-Maria, pensionnaire de l’Ospedale de la Pieta.

Beaucoup moins connu que le Prêtre Roux, Francesco Manfredini, natif de la bourgade de Pistoia, était lui aussi un violoniste et un compositeur de talent, qui œuvra d’abord à Bologne, où il fit ses études et prit part activement à la vie artistique. Il devient, entre autres, maitre de chapelle à Monaco en 1711, avant de finir sa vie dans sa ville natale.

14 nov, Eglise Saint-Martin Saint-Augustin, Nice. Rens: ensemblebaroquedenice.com

photo : Federica Basilico © DR