Premier film d’un jeune cinéaste niçois

Premier film d’un jeune cinéaste niçois

Un jeune réalisateur de film d’animation émerge à Nice : Axel Amato. Il présentera sa première production au 109, le 21 novembre prochain. Baptisée Freakenstoown, « cette fable poétique et horrifique » mêle acteurs et animations. 

Dans les grandes lignes, quel est votre parcours ?

Suite à une année de classe préparatoire à l’École Municipale d’Arts Plastiques – Villa Thiole de Nice, j’ai intégré l’École des Nouvelles Images à Avignon, dans laquelle j’ai appris les bases du travail d’animation. Puis j’ai décroché mon Bachelor de réalisateur monteur à l’École d’audiovisuel Studio M à Nice (Studios de La Victorine). 

Vous avez également eu la chance de travailler avec le réalisateur Michel Ocelot (Kirikou, Azur et Asmar…) ?

J’ai écrit à Michel Ocelot, et non seulement il m’a répondu, mais j’ai pu lui montrer mon travail. Il m’a proposé de collaborer avec lui. J’ai ainsi travaillé sur le film Dilili à Paris, qui se passe dans le Paris de la Belle Époque. Une grande chance effectivement. En parallèle de mes études, j’ai également participé à différents projets dont le Nikon Film Festival, et je suis membre actif du collectif de cinéma Studio Riviera, spécialiste des courts-métrages. 

Comment avez-vous conçu votre premier film d’animation, Freakenstoown ?

Il s’agit d’un moyen métrage de 55 minutes. Il représente trois ans de travail intense : écriture, réalisation, montage et animation. Je l’ai imaginé comme une fable poétique et horrifique, qui peut rappeler l’univers de Tim Burton, mais aussi l’esprit de Jurassic Park ou encore Squid Game. Le titre d’ailleurs fait référence aux monstres (freak) et aux personnages des dessins animés (toons). Pur produit local, il a été tourné au 109 et dans les rues de Nice, et les musiques ont été réalisées par deux compositeurs niçois : Patrick Dargirolle et Dorian Amato.

Quels sont les thèmes majeurs ?

Entre rêves et cauchemars, une jeune fille va rencontrer différents personnages : clowns, personnages de dessins animés… qui l’entraîneront dans une folle farandole, miroir des travers de notre société moderne, digitale et individuelle. Le choix du noir et blanc, ajouté à l’alternance de prises de vues réelles et d’animation traditionnelle, donne au film une esthétique particulière. J’espère que le public aura envie d’entrer dans cet univers ! Prochaines étapes : je compte présenter mon film à Paris et dans divers festivals tels que celui d’Annecy. Je travaille déjà sur mon prochain projet qui développe le thème de l’enfance confronté au monde des adultes.

21 nov, Le 109, Nice. Rens : FB Axl Cartoons – FB Le 109

photo : illustration de l’univers du film Freakenstoown d’Axel Amato © FB Axl Cartoons