Ballets de Monte-Carlo : 40 ans de passion

Ballets de Monte-Carlo : 40 ans de passion

40 ans de danse, de créations et de rayonnement international : cet été, les Ballets de Monte-Carlo célèbrent leur anniversaire avec une programmation ambitieuse, entre héritage, transmission et grandes signatures de la chorégraphie contemporaine et classique.

Célébrer les 40 ans des Ballets de Monte-Carlo revient un peu à se retourner sur un parcours de vie d’une exceptionnelle densité, qui n’a cessé de faire vibrer l’art chorégraphique. Au fil des saisons s’inscrivent des rendez-vous immanquables au cours desquels se mêlent découvertes et créations, avec, dans tous les cas, le plaisir de savourer une danse de très haute qualité sous la conduite de Jean-Christophe Maillot, à la fois chorégraphe et directeur de cette entité emblématique qu’est devenue la compagnie monégasque.

Pour fêter ces quatre décennies, il a décidé de ponctuer le programme d’été par quatre spectacles, imaginés comme autant d’arrêts sur image. Cela a débuté, les 19 et 20 juin, par le gala de l’Académie Princesse Grace, qui réunit les espoirs de demain. De jeunes passionnés ont bien souvent quitté leur lointain pays d’origine pour suivre un enseignement d’excellence qui leur permet d’intégrer les principales compagnies de danse internationales. En attendant ce grand saut, c’est la scène Garnier du prestigieux Opéra de Monte-Carlo qui les a accueillis. Comme un clin d’œil, le programme a inclus Jeunehomme de Uwe Scholz, sur une musique de Mozart, avec des costumes et une scénographie de Karl Lagerfeld. Une pièce qui répondait à une commande de la compagnie en 1986, alors même que Jean-Christophe Maillot imaginait ses premiers ballets pour celle-ci.

Difficile de révéler le contenu du second acte de cette programmation d’été, car le secret est bien gardé afin d’assurer tout le succès du Spectacle Surprise, début juillet. Un show visant à rendre hommage durant deux soirées aux danseurs, chorégraphes, musiciens et artistes qui ont contribué, par leur talent, au rayonnement des Ballets de Monte-Carlo, qui ont la particularité d’avoir à la fois conscience des forces de leur passé tout en étant désireux de se tourner vers l’avenir.

Le choix de la Cie Humaine lors du troisième rendez-vous, les 10 et 11 juillet, répond totalement à cet état d’esprit. Son fondateur Éric Oberdorff, ancien danseur des ballets, est passé du côté de la chorégraphie il y a une vingtaine d’années. Depuis, il n’a cessé de défendre une approche créative multidisciplinaire s’appuyant sur la photographie, le texte, la musique contemporaine et la voix pour intensifier son écriture du corps. Pour Waku Doki, il a imaginé un décor immersif signé d’Étienne Guiol afin d’intensifier l’énergie qui se dégage du jeu très physique des danseurs. À travers un nouveau cycle d’expérimentation chorégraphique débuté en 2024, Eric Oberdorff s’interroge sur la notion de vivre : fort, puissamment, en une libération des émotions. Cette création accélère les battements de cœur, alors que se profile l’événement final avec la venue du Ballet de l’Opéra national de Paris !

L’iconique compagnie interprètera La Dame aux camélias de John Neumeier, accompagnée par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, sous la direction de Markus Lehtinen. Un choix bien sûr pas anodin, car John Neumeier, à la tête du Ballet de Hambourg pendant près de 50 ans, a exercé une influence majeure sur… Jean-Christophe Maillot.

Spectacle surprise, 3 > 4  juil, Grimaldi Forum • Waku Doki, 10 > 11 juil, Opéra de Monte-Carlo • La Dame aux Camélias, 17 > 19 juil, Grimaldi Forum. Monaco. Rens: balletsdemontecarlo.com

photo : Soirée surprise, Ballets de Monte-Carlo © Hans Gerritsen

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