La création made in Anthéa

La création made in Anthéa

Pour ouvrir sa saison 2026-2027, Anthéa met en avant ce qui fait aussi sa singularité : la création. En septembre, quatre spectacles produits ou coproduits par le théâtre d’Antibes verront le jour sur les plateaux des salles Jacques Audiberti et Pierre Vaneck, avant de partir en tournée.

Cette rentrée, placée sous le signe de la création à Anthéa, débutera avec Laponie. Mise en scène par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, les populaires auteurs du Prénom, cette comédie offre une belle distribution pour l’adaptation de cette pièce catalane à succès. Deux sœurs (Ophélia Kolb et Elisa Erka) et leurs maris (François-Xavier Demaison, Patrick Mille) se retrouvent pour la période des fêtes au pays du Père Noël. Mais lorsqu’un enfant apprend à un autre que notre gros barbu n’existe pas, les retrouvailles familiales virent au règlement de comptes. Créée et répétée à Anthéa, la pièce mise sur un huis clos où rancœurs et non-dits remontent à la surface.

Si le voyage est également de mise, changement total de ton avec La Tresse. Laetitia Colombani adapte elle-même son roman, mis en scène par Johanna Boyé. Nous avons ici affaire à trois femmes, trois continents, trois destins qui ne se croiseront jamais : l’Indienne Smita, une Intouchable qui rêve d’offrir à sa fille une autre vie ; la Sicilienne Giulia, qui tente de sauver l’entreprise familiale ; la Canadienne Sarah, une avocate qui voit sa trajectoire professionnelle bouleversée par la maladie. « La Tresse révèle ces destins cachés (…) dont les existences se tissent ensemble comme les brins d’une même natte« , souligne Laetitia Colombani, également sur scène en tant que narratrice. Car si la géographie les tient éloignées, leurs histoires ont un point commun : le refus de la fatalité. Une pièce sur l’émancipation des femmes et la résilience. 

Place ensuite à L’Âge bête. Pour cette nouvelle comédie, l’auteur Olivier Baroux a choisi de réunir son compère de toujours Kad Merad et la comédienne Michèle Laroque. Ce duo inédit au théâtre interprète deux sexagénaires qui viennent de se rencontrer, veulent vivre leur nouvelle histoire sans se conformer aux normes que l’âge est « censé » leur imposer. Rebelles et libres, ils revendiquent leur amour pour… le sexe, l’alcool et le foot. Et ils ont bien raison ! Également créée et répétée à Anthéa, la pièce sera ensuite présentée aux Folies Bergère, à Paris, en octobre.

Enfin, Scripto s’intéresse au face-à-face entre artiste et critique. Vaste programme… Gilles Costaz imagine la confrontation entre Scripto (Pierre Forest), journaliste qui observe et juge les comédiens, et Thérèse Dorimont (Sophie Tellier), grande actrice très sensible au regard qu’on porte sur elle, déclenchée après la parution d’un article tronqué. Derrière cette explication houleuse sont alors interrogés le pouvoir de la critique, l’ego artistique et le rapport au regard de l’autre. Mis en scène par Jacques Connort, avec le taulier d’Anthéa Daniel Benoin aux lumières, Scripto propose une mise en abyme qui fait du théâtre son propre sujet.

Quatre spectacles, quatre écritures, pour un beau programme de rentrée… Avant de dérouler la suite d’une saison toujours aussi gargantuesque – 79 spectacles jusqu’en juin 2027 !

Laponie, 10 > 12 sep • La Tresse, 10 > 12 sep • L’Âge bête, 25 > 27 sep • Scripto, 25 > 26 sep. Anthéa, Antibes. Rens: anthea-antibes.fr

photo : visuel La tresse © DR