09 Sep Rencontres de tous les types
On croise plein de gens, mais les rencontre-t-on vraiment ? C’est sur ce grand questionnement que s’ouvre La Rencontre, le nouveau spectacle signé Charles Pépin, qui ouvre la saison du Théâtre Princesse Grace à Monaco, avant un passage par Anthéa en octobre.
Dans la vie, il y a ceux qui pensent que les rencontres sont le fruit du hasard et ceux qui croient plutôt au destin, mais une chose est sûre : elles peuvent changer la vie. Qu’elles soient amicales, amoureuses, professionnelles, spirituelles ou artistiques, les rencontres nous changent et révèlent des parties de nous-mêmes que l’on ne connaissait pas. C’est aussi le cas pour Thierry Lhermitte, qui revient sur les rencontres qui ont marqué sa vie : des plus évidentes, comme ses amis du Splendid, aux plus surprenantes… comme son cheval ! Ce spectacle est lui-même né d’une rencontre : celle de Charles Pépin et Thierry Lhermitte, dans une mise en scène de Steve Suissa.
Ensemble, les trois hommes ont travaillé à l’adaptation du livre La Rencontre, une philosophie de Pépin, en se basant sur la vie du comédien, car « c’est lorsqu’on est le plus personnel qu’on est le plus universel » explique celui qui avait déjà dirigé le comédien du Splendid, il y a trois ans, sur Fleurs de soleil. Le texte est agrémenté d’extraits littéraires et philosophiques, de dialogues de films et de paroles de chansons pour ajouter une dimension complète au sujet. La mise en scène épurée laisse toute la place à une expérience théâtrale sensible et contemplative, et fait de La Rencontre un spectacle où le texte devient un miroir dans lequel chacun peut se voir et se questionner sur ses rencontres et leur importance. De ce moment, on ressort avec l’envie d’aller vers les autres et de créer des liens, tout simplement.
Et la suite ?
Eh bien, la suite de saison monégasque ne manque pas de temps forts ! Dès le 29 octobre, Le Dernier Cèdre du Liban, d’Aïda Asgharzadeh, plongera dans l’histoire intime d’une jeune fille à travers les archives sonores de sa mère, reporter de guerre. Autre proposition atypique, Une vie sur mesure ra-conte, avec une batterie pour fil conducteur, le parcours d’un jeune garçon pas tout à fait comme les autres. En novembre, Jean-Paul Rouve s’empare du rôle de Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois Gentilhomme, au Grimaldi Forum, tandis que deux spectacles récompensés aux Molières, Les Marchands d’étoiles d’Anthony Michineau et Les Gros patinent bien, avec les excellents Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, se relaieront en décembre et janvier. En janvier, En Thérapie, adaptation théâtrale librement inspirée de la série israélienne Betipul – déjà adaptée à l’écran par France TV –, mettra notamment en scène Francis Huster dans le rôle d’un thérapeute au bord de l’abîme, emporté par ses patients et sa propre vie. Mars verra le retour de Macha Makeïeff à ses premières amours, les comédies poétique et burlesques, avec Zone d’attente, avant Ma candidature, meeting-spectacle d’Édouard Baer, le 21 avril, entre les deux tours de la prochaine pré-sidentielle. Enfin, la saison s’achèvera les 22 et 23 mai avec une nouveauté : la première édition du Festival Jeunesse, avec deux spectacles participatifs, des ateliers et des rencontres avec les artistes.
1er oct 2026, Théâtre Princesse Grace, Monaco. Rens: tpgmonaco.mc
13 > 14 oct 2026, Anthéa, Antibes. Rens: anthea-antibes.com
photo : Thierry Lhermitte dans La Rencontre © DR