30 Oct On achève bien les chevaux…
En 2021, Eugénie Andrin créait Breathe, Breathe! œuvre chorégraphique inspirée d’un étrange phénomène qui s’était emparé de la population de Strasbourg au XVe siècle. En 2024, la chorégraphe remet en lumière un fait historique afin de nourrir son nouveau spectacle Dance Marathon.
On oublie ici la folie chorégraphique qui avait saisi la population alsacienne, et l’on fait place aux infâmes marathons de danse qui eurent lieu dans l’Amérique de l’Entre-deux guerre, pendant la grande Dépression de 1929, sujet du film On achève bien les chevaux, de Sydney Pollack sorti en 1969. Pour les organisateurs, il s’agissait de faire danser pendant des jours, voire des semaines, des couples jusqu’à épuisement, avec la promesse de quelques billets pour les vainqueurs. Dans Dance Marathon, il sera bien sûr question de danser, mais aussi et surtout d’imaginer ce qu’il se passait pendant les pauses – 10 minutes toutes les 2h ! « J’ai pris le parti d’imaginer les pensées des danseurs dont l’esprit divague, une manière de s’évader avant de revenir à l’horreur de ce bal. Ce procédé me permet ainsi d’amener une danse plus créative, contrastant avec l’épuisement des corps« , indique Eugénie Andrin, qui a conçu des bulles de chorégraphie comme des flashbacks, pour raconter la misère, la pauvreté, la solitude…
Un projet original qui s’inscrit dans la même démarche participative que sa précédente création, puisque 60 lycéennes danseuses et lycéens, ainsi que 16 musiciennes et musiciens, se joindront à 4 professionnels et 1 comédien pour ce spectacle. Des propositions où « la danse est l’élément principal, elle n’est pas un moyen de raconter ou d’exprimer, elle détient un rôle à part entière« .
15 nov, Espace Magnan, Nice. Rens: espacemagnan.com
17 déc, Théâtre des Variétés, Monaco. Rens: balletsdemontecarlo.com
photo : Dance Marathon © Cie Eugénie Andrin