11 Déc La « nuit du 4 août 1789 » et la taxe Zucman
Novembre 2025. L’Assemblée Nationale rejette à une large majorité la taxe Zucman : les 1800 premières fortunes de France (dont nombre d’héritiers) ont respiré, effrayées un instant de sombrer dans la misère et humiliées d’être traitées de parasites. La raison l’a emporté : maltraiter les milliardaires, cela ne se fait pas.
Le risque encouru était trop grand : il eut été trop grave de perdre notre Élite fuyant vers d’autres cieux plus confortables, comme nos Princes sous la Révolution Française se réfugiant dans les monarchies voisines par crainte de la guillotine !
Que deviendrait la France des petites gens, paysans, ouvriers, médecins, professeurs et artistes, sans les maîtres de la finance, producteurs sans pareil d’automobiles, de chars d’assaut, de drones, d’aéronefs et de bouteilles en plastique, sans oublier les parfums qui sont notre supplément d’âme.
Durant des siècles, jusqu’en août 1789, nos rois successifs ont pris soin de reconnaître à la noblesse et au haut clergé tous les privilèges dont ils avaient besoin pour édifier un État fort. Exonérés de toutes charges, c’était aux paysans et aux bourgeois des villes d’assurer les « corvées » et de régler au fisc les impôts dus pour leur protection. Comme aujourd’hui, que ne fait-on pas pour assurer la Sécurité des bons sujets !
À la veille du « grand remplacement » de la caste nobiliaire, en 1789, le bon roi Louis XVI, avant de perdre la tête, s’est jusqu’au bout refusé à « dépouiller » « sa » noblesse et « son » clergé de leur richesse, malgré les vents mauvais venant d’un peuple détourné du droit chemin par les soi-disant « Lumières ».
Il faut, néanmoins, rappeler que les aristocraties d’hier, comme celles de l’argent aujourd’hui, vivent dans de petites bulles hors-sol, à Versailles, comme à Neuilly ou Saint-Tropez, marchant à l’aveugle dans un monde qu’ils ignorent.
Le Pape François – bien tardivement – dénonçait « le totalitarisme de l’indifférence« … Ces Français de « tout en haut » n’ont plus de particules à leur nom ; ils n’ont plus besoin des professionnels de l’amour de Dieu, mais ils sont les mêmes que ceux d’autrefois. Ils se croient tout permis avec le même mépris : leur talent, c’est leur carnet d’adresses, leur compte en banque et, plus encore, tous ceux qui mettent genou à terre devant eux !
Le 4 août 1789, les députés de l’Assemblée Nationale Constituante (qui allait fonder la 1e République) ont osé, à l’unanimité, effacer 1000 ans de privilèges en imposant l’égalité devant la loi et l’impôt. Ce n’était pas le fruit d’un miracle : les révoltes paysannes avaient provoqué la « Grande Peur » des nobles propriétaires. Des carrosses et des châteaux avaient brûlé ; les fourches dans les campagnes se faisaient menaçantes…
2025 n’a pas encore connu une aussi belle nuit d’été : les riches ne se sont pas faits hara-kiri, n’ont pas accepté de renoncer à quelques dividendes ou à réduire leurs vacances en mer sur leurs « petits » navires ancrés toute l’année sur la Côte : ils auraient dû priver leurs invités (quelques politiques bien en cour) des séjours qu’ils leur offrent tous frais payés, y compris de « belles » rencontres organisées !
À l’Assemblée et dans la rue, les fanatiques anti-riches prêts à « ruiner l’économie nationale », les Zucman et quelques Prix Nobel d’économie, les utopistes, les mécréants, les insoumis et les abonnés à L’Humanité, les sociologues, les francs-maçons et les artistes cherchant la renommée, n’ont pas pu résister. De même, les « déstabilisateurs » venus des États-voyous et qui subventionnent les oppositions ont dû s’incliner !
Mais le boulet n’est pas passé très loin. Cela ne se reproduira plus. Se profile à l’horizon, face à la racaille et aux migrants venus du bout du monde barbare, la « Grande Union », inspirée du seul bon sens et des idées simples, celles qui marchent toutes seules ! Nostalgique du Maréchal, elle saura vaincre ceux qui sont du mauvais côté de l’Histoire.
Et nous les amateurs, trop longtemps sur la défensive, on cause, on se dispute, on prend la pose… Il reste évidemment le barbecue dans le jardin, les mots croisés ou la marche à pied. Il y a sûrement mieux à faire : recoller les morceaux de tous les alliés, refuser toute complaisance à l’ordre cannibale et compter avant tout sur soi : « même Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres ».