Mozart en villégiature à Monaco

Mozart en villégiature à Monaco

Comme chaque saison depuis cinq ans, Mozart est à l’honneur à Monaco, en janvier, avec une série de rendez-vous déclinant plusieurs aspects de sa musique, symphonique, chambriste ou vocale.

On n’en a jamais fini avec Mozart, d’abord parce qu’on ne se lasse pas de le réentendre, mais aussi parce que son œuvre foisonnante semble inépuisable. Cette saison encore, l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo consacre trois rendez-vous au génial compositeur lors de son festival Mozart à Monaco.

Les célébrations débuteront le 20 janvier à 18h30 par un happy hour musical avec les musiciens de l’orchestre, qui interpréteront deux des merveilleuses sérénades pour vents. Puis, le 22 janvier à 19h30, un récital autour de sa Sonate pour violon et piano en la majeur, mise en regard avec deux sonates de Bach et Beethoven, réunira le violoniste Daniel Lozakovitch et le pianiste David Fray.

Un chant d’adieu pour Kazuki Yamada

Enfin, bouquet final de ces retrouvailles mozartiennes, une soirée avec l’orchestre permettra d’entendre la Symphonie n°39 et surtout le Requiem en ré mineur, qui associera l’orchestre à deux chœurs et à quelques solistes mozartiens de haut vol, le 24 janvier à 19h30. Le Chœur de chambre 1732 sera ainsi associé au Coro del Friuli Venezia Giulia, et un quatuor de jeunes solistes réunissant la soprano hongroise Emőke Baráth, la mezzo-soprano Anna Lucia Richter, le ténor Maximilian Schmitt et la basse Alexander Grassauer, tous familiers de l’écriture du génial Amadeus.

Ébauché par un homme très affaibli en juillet 1791, dernière année de la vie du compositeur, le Requiem restera inachevé en décembre, interrompu par sa mort. Trois de ses élèves, sollicités par sa veuve, en termineront la partition, dont on peine aujourd’hui encore à distinguer précisément la part revenant à Mozart. Malgré la légende nourrie par cette fin prématurée et les différentes versions de l’œuvre, le Requiem demeure un moment musical d’une puissance solennelle, une messe des morts qui effraie et apaise tout à la fois, traversée d’une profonde mélancolie du départ.

Pour sa dernière saison à la tête de l’orchestre, avec lequel il a filé le parfait amour pendant 10 ans, le chef Kazuki Yamada a donc choisi de clôturer ce festival avec l’une des œuvres majeures et ultimes du prodige autrichien. Faut-il y voir son chant d’adieu ? Peut-être…

20 au 24 jan, Auditorium Rainier III, Monaco. Rens: opmc.mc

photo : OPMC, concert Ravel, K. Yamada, N. Goerner © Manuel Vitali – Direction de la communication