20 Juil Octave au fil du rivage
L’an passé, les Soirées d’Octave avaient enjaillé le parvis du Musée des Beaux-Arts de Draguignan à coups de concerts inspirés par ses collections. En 2026, l’événement change de nom et de format : du 27 au 29 août, les Journées d’Octave deviennent un « Festival de poche d’histoire de l’art », sans pour autant ranger les instruments au placard…
Placé sous le patronage d’Octave Tessier, ancien conservateur et bâtisseur de la mémoire dracénoise dont le parvis porte le nom, ce « nouveau » rendez-vous mêle désormais conférences, rencontres, ateliers, visites contées, cinéma et musique. En écho à l’expositionLes Roches rouges (voir La Strada n°389), consacrée à l’Estérel comme laboratoire des expérimentations postimpressionnistes, cette édition prend le rivage pour fil conducteur. Frontière inquiétante, paysage rêvé, espace de voyage ou motif pictural : le littoral sera abordé sous toutes ses facettes par des historiens de l’art, conservateurs, artistes et chercheurs.
Gilbert Buti ouvrira la traversée en retraçant la métamorphose du regard porté sur les côtes entre les XVIIe et XIXe siècles. Suivront notamment des escales auprès de Claude Le Lorrain, Louis Valtat, Joseph Vernet ou Gustave Courbet, mais aussi une rencontre aux allures de périple marin, De La Ciotat à l’Estérel, croisant les regards de l’historienne Marie-Paule Vial, du photographe Bernard Plossu et de l’éditeur Arnaud Bizalion.
Le 28 août, la sortie de résidence de Léo Fourdrinier constituera l’un des temps forts du festival. Avec son projet Le Soleil, endormi sur mon épaule murmure à la Mer, le plasticien toulonnais aura composé des « portraits de roches » associant pierre rouge locale, verre soufflé et poudre minérale, dans le prolongement contemporain de l’exposition temporaire du musée. C’est d’ailleurs lui qui a conçu l’affiche du festival ! La soirée se poursuivra avec la projection de La Tortue rouge de Michaël Dudok de Wit, primé à Cannes en 2016.
Côté musique, Ovnirosemusik ouvrira le festival avec un dj set mêlant jazz, électronique et new-wave, tandis que le quartet greco-marseillais Deli Teli le refermera dans les pulsations du laïko. Entre les deux, ateliers d’estampe ou de papiers découpés, visites contées et causeries permettront à chacun d’embarquer. Gratuitement, et garanti sans mal de mer.
27 au 29 aou, Musée des Beaux-Arts de Draguignan. Rens: mba-draguignan.fr
photo : visuels de l’affiche du festival Les Journées d’Octave © Léo Fourdrinier