[Live report] Belles Impressions à la Fondation Maeght

[Live report] Belles Impressions à la Fondation Maeght

Cela fait déjà trois ans que la Fondation Maeght accueille les soirées Impressions. Dans ce lieu magique, la programmation est assurée par Mr Gilles Peterson. Que pourrait-on souhaiter de mieux ? Nous étions présent le 6 août dernier pour la seconde soirée de l’édition 2026, qui a vu se relayer sur scène le Tara Clerkin Trio, Moses Boyd et Gilles Peterson.

Quelles que soient les saisons, la Fondation Maeght et ses jardins constituent un lieu où l’on aime déambuler et ressentir l’atmosphère artistique de l’espace. Son histoire musicale aussi est grandiose, notamment avec ses mythiques Nuits de la Fondation Maeght qui ont vu passer Albert Ayler ou Sun Ra. Un grand connaisseur comme Gilles Peterson ne pouvait pas être insensible au site et à son histoire. Dj’s, programmateur radio, producteur, directeur de label… on pourrait en rajouter encore. Mais ce qui le définit le mieux est le terme de « Passeur de Culture », à travers de tous les artistes signés sur les labels qu’il a créés au fil des décennies : Acid Jazz, Talkin’Loud, Brownswood. Le jazz lui doit clairement une fière chandelle pour sa remise en lumière régulière depuis les années 80 jusqu’à nos jours.

Le bon goût de Mr Peterson, son pouvoir de défricheur et son carnet d’adresses rendent les programmations de ses Impressions toujours intéressantes. C’est le maître de cérémonie qui présente le Tara Clerkin Trio et nous dit tout le bien qu’il pense de leur album Somewhere Good sorti au début de l’été. Le trio expérimental se fond parfaitement dans l’atmosphère des jardins.

Mais c’est bien Moses Boyd que l’on attend avec impatience. Le batteur anglais que l’on retrouve avec tout ce qui se fait de mieux de l’autre côté de la Manche (Blue Lab Beat, Soweto Kinch, Zara McFarlane, Greg Foat, Daniel Casimir…) et qui nous a gratifié d’un magnifique premier album solo avec Dark Matter sorti il y a déjà six ans. C’est le second à venir qui a eu l’honneur de cette soirée alors que le titre Say Yeah nous avait déjà donné un avant-goût sur les différentes plateformes. Bien entouré, Moses Boyd est visiblement heureux de jouer ce soir, et les feux d’artifices qui éclatent au loin sur la mer font briller ses yeux de bonheur.

Pour finir, au milieu des œuvres de Joan Miró, Braque ou Fernand Léger, c’est Gilles Peterson qui prend les platines pour nous offrir un set qui mêle curiosité, découverte, transmission, plaisir, bonheur et plénitude : autant d’adjectifs qui s’accordent à merveille avec la Fondation Maeght.

photos : © Z@ius Next Movement (alias Franck Delasoul)