09 Sep Le Japon rêvé d’Edgar P. Jacobs
Le Musée départemental des arts asiatiques de Nice présente Mortimer et le Japon de papier, jusqu’au 31 janvier 2027. Une exposition ouvrant une nouvelle page universelle et populaire, dans la parfaite continuité de Tintin, Hergé et Tchang, proposée en 2024, par cette approche protéiforme de l’Extrême-Orient et de la ligne claire, chère à l’École belge.
Mortimer et le Japon de papier est un dialogue entre l’univers d’Edgar P. Jacobs et les œuvres du musée niçois, entre la vision et la représentation du Japon proposées par l’auteur dans la 8e aventure de son duo Blake et Mortimer, le diptyque Les 3 Formules du professeur Satō, et un ensemble d’objets témoignant de savoir-faire ancestraux d’un grand raffinement.
C’est donc à travers 157 originaux jamais présentés au public, dont 55 pièces d’archives inédites, des estampes, des objets d’art et un spectaculaire robot-samouraï spécialement conçu pour l’exposition que le visiteur découvrira comment l’auteur de bande dessinée belge avait imaginé un Japon qu’il n’avait pourtant jamais visité. Nourri d’une documentation exceptionnelle, Edgar P. Jacobs fait dialoguer tradition et modernité, patrimoine et innovation, dans une œuvre qui interroge déjà les grands enjeux de la technologie, de la robotique et de l’éthique scientifique – dans la BD, le professeur Philip Mortimer est appelé à Tokyo par son ami le professeur Satō, spécialiste en cybernétique qui a inventé des androïdes volants capables de se multiplier ! Se voulant une véritable passerelle entre la bande dessinée franco-belge et l’estampe japonaise, l’exposition révèle les influences graphiques, les correspondances esthétiques et la fascination de Jacobs pour le Japon.
Parallèlement à l’exposition, sont proposées des visites guidées ainsi que des visites-jeu sur le thème Le dossier disparu du Pr. Sato pour les familles avec enfants à partir de 8 ans. Il est également possible de participer à divers ateliers, de la confection d’origamis à l’initiation à l’estampe japonaise, en passant par la réalisation d’un kamishibai, Tsukumogami, littéralement pièce de théâtre sur papier, ou encore de créer un robot comme le Pr. Sato.
A l’image des 3 Formules du professeur Satō, édité en deux tomes (le second volume ayant été achevé et dessiné par Bob De Moor après la mort de Jacobs), l’exposition niçoise sera présentée sous forme de diptyque, et en partie renouvelée à partir du 3 novembre : les calques, planches et croquis seront remplacés pour des raisons de conservation. Mortimer et le Japon de papier constitue ainsi un événement complet autour du 9e Art, une exposition ouverte à tous et ne nécessitant pas une connaissance aiguë de l’œuvre d’Edgar P. Jacobs.
1er aou 2026 > 31 jan 2027, Musée départementale des arts asiatiques, Nice. Rens: maa.departement06.fr
photo : Crayonné du bleu de coloriage de la page 48 (détail de case), Les 3 Formules du Professeur Satõ, Collection Fondation Edgar P. Jacobs © Éditions BLAKE ET MORTIMER/Studio Jacobs (Dargaud-Lombard S.A.), 2026