[Culture du Soin] Primum non nocere

[Culture du Soin] Primum non nocere

D’abord, ne pas nuire… Premier principe de prudence enseigné aux étudiants en médecine, celui-ci constituera le thème du débat public qui suivra la projection du film Knock (1951), le 14 décembre à la Faculté de Médecine de Nice Valombrose.

La date de ce ciné-débat – organisé par les membres de l’équipe pédagogique du Diplôme Universitaire Art du soin en partenariat avec le patient de la faculté de médecine de Nice, et Jean Doubovetzky, médecin généraliste facétieux, concepteur du site Anti Dr Knock – n’a pas été choisi au hasard. Elle correspond au centenaire de la première représentation de la pièce de théâtre Knock ou le triomphe de la médecine, écrite par Jules Romains, et mise en scène par Louis Jouvet, également dans le rôle-titre : c’était le 14 décembre 1923 à la Comédie des Champs-Élysées de Paris ! Comédie grinçante, adaptée à l’écran en 1951 par Guy Lefranc sous le titre Knock, et toujours avec Louis Jouvet, elle dénonce la manipulation, qu’il s’agisse de médecine ou de toute idéologie issue de l’image de l’autorité.

Extrait de Knock
Le tambour : Quand j’ai dîné, il y a des fois que je sens une espèce de démangeaison ici. Ça me chatouille, ou plutôt ça me gratouille.
Knock : Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille ou est-ce que ça vous gratouille ?
Le tambour : Ça me chatouille mais ça me gratouille bien un peu aussi…
Knock : Est-ce que ça ne vous gratouille pas davantage quand vous avez mangé de la tête de veau à la vinaigrette ?
Le tambour : Je n’en mange jamais. Mais il me semble que si j’en mangeais, effectivement, ça me gratouillerait plus.

Venez sourire et vous questionner sur ce que représente le respect du premier pilier éthique de la relation partenaire de soin : Primum non nocere. Le professionnel de santé doit aiguiser sa vigilance à chaque instant puisqu’il est un pharmakon, remède ou poison, potentiel. Chaque acte de soin devant être basé sur l’exercice du choix d’un patient éclairé sur les bénéfices et les risques de sa réalisation comme le veut la Loi Kouchner du 4 mars 2002. L’édition annuelle depuis 2010 par la revue Prescrire, indépendante de l’industrie pharmaceutique, de la liste des médicaments plus dangereux qu’utiles, devrait inciter les citoyens, patients, proches à prendre une place de partenaire soignant, partageant ainsi la production de soin avec les professionnels de santé, chacun à leur place.

14 déc 19h-22h, Faculté de Médecine de Nice Valombrose – Amphi 1. Rens: FB lamaisondelamedecineetdelaculture
photo: Knock ©Rue des Archives/RDA 3