26 Fév La géographie imaginaire d’Interzone
Depuis plus de 20 ans, Serge Teyssot-Gay, ex-guitariste de Noir Désir, et l’oudiste syrien Khaled Aljaramani dialoguent sous le nom d’Interzone. Fort d’un 5e album méditatif et mélancolique, le duo est attendu le 22 mars à La Valette.
Interzone est un groupe dont l’histoire se raconte jusqu’à présent en cinq chapitres, pour autant d’albums. Une histoire qui a commencé en 2002, à Damas, entre le guitariste rock, alors en tournée, et le musicien, compositeur et professeur à l’institut Supérieur de Musique de la capitale syrienne, qui finira par s’installer en France en 2011. À la suite de 4e Jour – Kan Ya Ma Kan, le dernier opus 5e Jour – Waslat (soit suites en français) offre un étrange et grisant alliage de sensations. Soit 9 morceaux — décomposés en quatre suites, où Khaled Aljaramani chante en arabe quatre poèmes anciens et l’un de ses propres textes — reliés par un fil émotionnel qui n’obéit ni aux injonctions de la raison, ni aux codes du rock, ni aux modes orientaux.
Sur scène, leurs morceaux s’offriront sous un angle nouveau : Serge Teyssot-Gay avait besoin de se « retendre », toujours en réaction au monde. Il a donc proposé à son compère de conserver l’idée de la « suite », mais en utilisant des morceaux de l’ensemble de leur répertoire, pour créer un jeu de passerelles souples et invisibles entre silence et fièvre, apesanteur et transe mystique… et électrique.
22 mars, Théâtre Marelios, La Valette. Rens: FB culture83160
photo : Interzone © Earfish