26 Juin Espaces en déplacements
Un des fondateurs du Groupe 70, Max Charvolen, expose à la Galerie Ceysson et Bénétière… à Saint-Étienne. Une idée pour découvrir cette ville et se rappeler au bon souvenir de Nice durant vos vacances dans le Forez.
Né en 1946 à Cannes, Max Charvolen a grandi dans la région de Nice. Une région qui, dans les années 60, connait un intense bouillonnement créatif, lié aussi bien à la présence d’éminents représentants des avant-gardes de l’époque — Nouveaux Réalistes et Fluxus — qu’au développement de lieux d’exposition originaux, comme la Fondation Maeght. À cette époque, il participe à un mouvement donnant naissance à des groupes comme InterVENTION, ABC, Supports-Surfaces ou Texturiction. Il fonde alors le Groupe 70, avec Louis Chacallis, Vivien Isnard, Serge Maccaferri et Martin Miguel. Au départ, il travaille surtout sur des toiles qu’il découpe, plie, coud et peint. Puis, à partir de 1979, il commence à créer des œuvres en assemblant des toiles découpées sur des objets et des structures, en jouant avec les formes et les couleurs pour attirer l’attention sur certains détails. Une partie de son travail utilise aussi le dessin numérique pour explorer différentes façons de représenter un même volume, en deux dimensions. Un expert, Jean Petitot, a expliqué que Max Charvolen inverse la perspective classique : au lieu de donner l’illusion de la profondeur dans une surface plane, il montre en deux dimensions le souvenir d’un objet en trois dimensions. Ainsi, évoque-t-il la représentation sans utiliser d’images figuratives, afin de créer de nouvelles façons de voir et de comprendre l’espace autour de nous.
Jusqu’au 26 juil, Galerie Ceysson et Bénétière, Saint-Etienne. Rens: ceyssonbenetiere.com
photo : vue de l’exposition © Galerie Ceysson et Bénétière