À l’Université, la culture sans frontière

À l’Université, la culture sans frontière

La Direction de la Culture de l’Université Côte d’Azur continue de surprendre avec une nouvelle programmation qui envoie du bois ! Les Suds y feront la fête avec de l’électro, du rap, du raï, de la musique trad’, pour redécouvrir une autre Méditerranée – n’en déplaise aux esprits chagrins. Puis en décembre, le Brésil s’invitera à la fête.

Début novembre s’annonce très éclectique : le 4, une nouvelle édition de Stand Up Opéra réunira nouvelle génération et stars du genre. Après une performance du Chœur de l’Opéra en ouverture, on retrouvera Adel Fugazi, Sarah Lele, Thomas Angelvy, Félix Junier et Fadily Camara. Deux jours plus tard, le Jeune Ballet Rosella Hightower interprétera une création signée Rubén Julliard, ancien élève devenu danseur étoile, imaginée pour et avec les élèves de son école. Puis le 26 novembre, ce sera Cinéma en plein air au campus Saint-Jean-d’Angély, avec une programmation surprise en collab’ avec le Cinéma de Beaulieu. Et au milieu de tout cela, quelques temps forts très attendus !

Envie d’un voyage musical de l’autre côté de la Méditerranée ? Vous serez servi avec la soirée Raï’n’B, inaugurée par Djinn Arezki en ouverture. DJ de la gen*Dz et co-fondateur de Barbarry, il imagine des sets puisant dans les compil’ R(aï)nB, Carré VIP, Chicha Royal et Soundcloud, croisant riddims afro-caribéens, latinX, arabes et nord-africains. À ses côtés : Waseem, artiste de Casablanca et collaborateur de Rilès, Tif, ElGrandeToto et Big Kid ; puis Sami Galbi, dont la musique high energy fusionne raï, chaâbi, hip-hop US, UK bass, house, reggaeton et baile funk. 

En parlant du loup, le Frigo 16 accueillera début décembre la soirée… Baile Funk ! Trois DJ sets pour se réchauffer : Éole, de retour du Brésil, ouvrira la danse, suivie de Shifa Ligero avec un mix baile funk, afrohouse et jersey Club. Enfin, VHOOR, figure majeure de la scène électronique brésilienne, clôturera la soirée avec un des sets enfiévrés dont il a le secret, célébrant ce genre de musique électronique ayant émergé dans les favelas de Rio de Janeiro dans les années 80, et plus largement la culture club mondiale.

Entre ces deux soirées musicales, une pièce de théâtre on ne peut plus singulière : C’est un réflexe nerveux, on n’y peut rien. Cloîtrées dans une maison, Thérèse et Palmier répètent inlassablement les mêmes rituels, sous peine d’être… découpées en morceaux. Mais une nuit, leurs corps se rebiffent : Palmier a des pensées érotiques, Thérèse rêve de festins. La mécanique si bien huilée déraille. Les comédiennes Louise Herrero et Estelle Rotier, auteures et metteuses en scène de la Cie La Mesa Feliz (La table joyeuse en espagnol), explorent ici la domination patriarcale à travers une dystopie digne de La Servante écarlate, entre engagement et humour ravageur. Son titre, clin d’œil à Jacqueline Maillan, première femme humoriste reconnue (et méprisée), rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, faire rire était un privilège masculin. Bref, on rit, on réfléchit, on résiste, et ça fait un bien fou dans un monde où les petits dictateurs, leurs postures et leur virilisme fatigué inquiètent plus qu’ils n’impressionnent.

Stand-Up Opéra, 4 nov, Opéra de Nice • Jeune Ballet Rosella Hightower, 6 nov, Conservatoire de Nice • Raï’n’B, 8 nov, Frigo 16 – Le 109, Nice • C’est un réflexe nerveux, on n’y peut rien, 21 nov, Théâtre de la Cité, Nice • Ciné plein air, 26 nov, Campus Saint-Jean-d’Angély, Nice • Baile Funk, 5 déc, Frigo 16 – Le 109, Nice. Rens: culture.univ-cotedazur.fr

photo : photo d’illustration soirée Rai’n’B © Youssef Lahlou