09 Sep Résister, c’est défier l’autorité
Ali Tehrani est iranien, résistant et militant politique. S’il a toujours levé le poing contre l’injustice, il sait aussi écrire, jouer et partager.
Cet homme de théâtre reconnu démontre qu’il est encore possible de refuser de vivre asservi et silencieux dans un monde sans avenir ni solidarité. En exil depuis plus de 40 ans, il conserve une douceur orientale qu’il transmet à travers l’art. De la scène aux manifestations, son combat pour la liberté et l’humain reste intact. Ali Tehrani présente aujourd’hui deux ouvrages poignants sur le stand de La Strada au Festival du Livre de Mouans-Sartoux.
La Tranquillité sous les regards des autres. Dans un hôpital militaire divisé entre un étage VIP et des malades oubliés, une médecin-chef et un infirmier s’aiment en soignant un général. Dans ce huis clos, premier roman aux allures de fable sociale, l’auteur exilé affronte la perversité du pouvoir et livre une œuvre nourrie d’un humanisme camusien. Entre révolte iranienne et échos du conflit ukrainien, le récit interroge ce qu’il en coûte d’être humain. Face à l’oppression, il oppose le refus, l’amour et la lumière d’un dessin d’Edmond Baudoin.
Le Rêve. Sur un banc du port de Nice, Tchekhov et Gorki refont le monde. De cette déambulation rêvée vers le Château naît une joute intellectuelle d’une brûlante actualité. Ali Tehrani convoque ces géants de la littérature russe pour mieux scruter les fureurs de notre époque : dérives du profit, urgence climatique et désillusions. Ni traité philosophique ni simple réquisitoire, ce texte offre un cri lucide et poétique. Une utopie fraternelle qui rappelle que l’humain reste notre seule boussole.
La Tranquillité sous les regards des autres et Le Rêve d’Ali Tehrani (AT Éditions)