Paréidolie : on connaît les lauréats

Paréidolie : on connaît les lauréats

L’édition 2025 de Pareidolie, salon international du dessin, dont La Strada est partenaire, s’est conclue à Marseille par la traditionnelle remise des prix attribués aux artistes présentés dans le Salon. On y était.

Quelques jours après la clôture, les retours sur cette édition 2025 de Pareidolie — qui s’est rapproché d’Art-O-Rama, autre salon international d’art contemporain basé dans la cité phocéenne — sont d’ores et déjà très positifs quant à la qualité de la sélection et aux conditions de présentation. Avec toujours la disponibilité exceptionnelle des galeristes et la convivialité qui font de ce salon un moment unique de découverte, voire de redécouverte, du dessin.

Prix The Drawer : cette revue de référence consacrée au dessin depuis 2011, qui offre au lauréat un cahier dans son prochain numéro, a récompensé Alexandre Léger (Galerie Bernard Jordan).

Prix Pébéo : une dotation en matériel offerte par Éric et Patricia Chaveau, propriétaires de l’entreprise Pébéo, a été attribuée à Yohann Freichels, jeune artiste représenté par la Galerie Annie Gentils (Anvers), qui participait pour la 1e fois au Salon avec de grands dessins au fusain. Le couple a également attribué spontanément un second Prix coup de cœur à Lucien Lejeune, jeune diplômé des Beaux-Arts de Marseille et membre de la section DÈJA (Diplômés Étudiants Jeunes Artistes du réseau École(s) du Sud).

Prix DÈJA : il a été décerné par Les Rendez-vous du design et de l’art contemporain, dans le cadre de leur premier partenariat avec Paréidolie, à Tiffen Pâris, diplômée de l’école de Toulon, qui a par ailleurs vendu 80 % des œuvres présentées sur le salon.

Prix Villa Caméline [Maison abandonnée] : le lauréat est Jean-Luc Jehan, présenté en solo par la Galerie Ingert, participante pour la 2e année consécutive à Paréidolie. L’an dernier, la galerie avait déjà choisi le solo show de Charles-Élie Delprat, véritable succès avec 90 % du stand vendu. Ce prix offre une résidence de création et une exposition prévue en octobre prochain. Nous y reviendrons. 

Les azuréens étaient présents et ont fait bonne figure. L’Espace à vendre présentait notamment Jean-Philippe Roubaud, avec ses « faux polaroïds » sur papier et sur céramique, œuvres intrigantes et percutantes. Thierry Lagalla s’est distingué par son trait acéré et son humour potache. La Villa Cameline, qui décernait également un prix cette année, renforçant ainsi le lien essentiel avec la scène marseillaise, présentait Franck Saïssi. Celui-ci a impressionné avec ses portraits à l’encre dessinés sur des pages de livres et ses navires tracés sur des cartes. Véritablement bluffant ! Enfin, une découverte remarquée : Paola Ciarska (Galerie 22,48 m² – Romainville), qui crée des vues miniatures, à la fois sexy et drôles, rappelant l’univers du jeu vidéo Les Sims. Michel Sajn

Rens: pareidolie.net

photo: Jean-Luc Jehan, La maison des mesanges (09), 2022 31,4 x 24,3 cm ©Tony Querrec Courtesy de l_artiste et de Ingert