20 Juil Une nuit pour Stéphane
La scène azuréenne se prépare à rendre hommage à Stéphane Benguigui, disparu en 2024. Pour célébrer son talent, Claire Deval et sa Cie Lajaja réunissent 33 musiciens à la Black Box de Nice, le 9 octobre prochain.
Il y a des absences qui font un bruit de cathédrale. Celle de Stéphane Benguigui, dit Arthur l’Empereur, décédé en septembre 2024, a laissé la scène azuréenne orpheline de l’un de ses plus beaux enfants. Multi-instrumentiste surdoué et autodidacte, il promenait sa bouille d’ange et sa guitare du Shapko au Kosma, à Nice, étirant ses nuits jusqu’à l’aube dans le partage, la sueur et un plaisir viscéral. Qu’il accompagne Camille Bazbaz à Paris ou illumine le duo Shamalove d’un simple accord trouvé à l’oreille, l’homme préférait l’ombre chaleureuse du Sud aux lumières féroces de la capitale. Il aimait par-dessus tout jouer, puis se calfeutrer dans son havre de paix face au parc Paradisio.
Pour conjurer le silence de ce grand pudique au sourire malicieux, Claire Deval orchestre une soirée commémorative à la Black Box de Nice. Pas de grands discours, mais de la musique pure. En 1e partie, les souvenirs raviveront le temps des mobs avec Lovely Rita et Les Araignées, son premier groupe d’adolescence. Puis, en point d’orgue de cette communion, 33 musiciens de la région – des compagnons de route de toujours aux figures comme Nicolas Ullmann ou Christine Lidon – monteront sur scène pour faire résonner dix de ses compositions personnelles. Camille Bazbaz – que l’on pourra déjà croiser cet été à Valbonne (voir ci-contre) – sera là, lui aussi, pour chanter l’amitié. Un hommage vibrant, sincère et nécessaire pour saluer une dernière fois cet artiste de la nuit qui nous rendait, tout simplement, heureux.
Les bénéfices seront reversés à l’association Regarddons qui lutte pour accompagner, aider et promouvoir le développement des capacités, l’épanouissement et l’inclusion sociale des enfants et adolescents handicapés.
9 oct, Black Box, Nice. Rens: FB CompagnieLaJaja – regarddons.org
photo : Stéphane Benguigui © DR