Simplement navrant

Simplement navrant

Je suis perplexe, car la si la Culture n’est pas essentielle pour certains (suivez mon regard…), elle ne ferait pas de mal à ces dirigeants qui font preuve d’une ignorance et d’une brutalité hors du commun. Les guerres et les persécutions maillent nos journaux d’information comme la Planète. Et dire qu’elles ne sont qu’une étape vers l’effondrement, dont la possible arrivée prochaine n’a pas l’air de préoccuper ceux qui gouvernent ici-bas. Cette nouvelle méthode qui ne s’intéresse qu’aux effets et jamais aux causes est effrayante. Aucune prospective, juste des réactions à chaud, pour parer au plus pressé, le nez sur le capot sans regarder au loin. Pour ceux qui conduisent, ils savent à quoi mène ce genre de conduite.

Trump en est un exemple, tout le monde redoute son élection pour le trouble mondial qu’elle va engendrer. Mais comment un peuple civilisé peut-il se soumettre à un mythomane et un paranoïaque aussi débile ? Cet exemple démontre que le problème n’est plus simplement politique, mais aussi culturel. Les peuples semblent oublier l’Histoire, ou plutôt croire qu’elle a commencé avec les chaînes d’information permanente. Sans compter les « influencés » qui laissent leur cerveau en consigne à des illuminés ou à des vendeurs à la sauvette. La confusion – au sens d’Hannah Arendt – s’est totalement installée dans les foyers : l’Intelligence Artificielle, que l’on vante en ce moment, est utilisée depuis bien longtemps pour la « fabrique du mensonge ». Et que l’on ne vienne pas nous dire que ces logiciels dans leur ensemble n’ont pas été utilisés pour ce que l’on nomme la guerre hybride… 

C’est une évidence vieille comme le monde : on utilise souvent la technologie en premier lieu pour la guerre et les petits « malins », pour le gain à tout prix, sans aucune éthique pour préserver la vie humaine ou la Planète. En effet, on met des produits sur le marché, et on voit après s’ils sont dangereux. Le principe de précaution est combattu par ceux qui ne parlent que de gains. Voilà un des dangers … Comme d’ailleurs le fait de confier notre destin à des algorithmes mis en place pour la défense : nous nous dirigeons droit vers un scénario à la Docteur Folamour de Kubrick… 

Avec ces machines qui remplacent nos cerveaux, à qui on délègue la capacité de choix par le biais des algorithmes, l’inculture prend place, et pire, fabrique de l’acculturation. Le savoir est relégué en bas de tableau au bénéfice du gain. Il y a là un problème, car si pour gagner on détruit tout, il n’y a plus de gain. Que les peuples ne s’opposent pas à ce chaos programmé par des idiots incultes, mais au contraire votent pour eux, est le plus grand problème. C’est triste et révoltant.

Nous continuerons contre vents et marées à œuvrer pour que se développe le « lien social », synonyme de culture. Pour que l’Histoire ne soit pas changée au gré de la volonté des crétins qui nous mènent à la perte. Pour que la recherche fondamentale soit mieux dotée que les officines privées qui ne songent qu’à leur gain, et utilisent les chercheurs pour faire progresser les dividendes. Parce que le bien commun n’est pas une idée de benêts illuminés, mais une obligation pour que nous puissions vivre sur notre Planète et que nous tolérions l’autre sous peine de terminer dans une guerre civile mondiale où l’autre est d’office un ennemi. La Culture est le seul remède pour préserver le « vivre ensemble », seul moyen de survivre en paix. Quelle misère pour nous, pauvres humains, d’en être à réclamer le droit de vivre… C’est à dire : que l’on arrête d’utiliser des produits qui nous tuent même si cela condamne des gains, que l’on arrête de régler des différends par la tuerie, que l’on arrête d’exclure ce qui mène souvent à é-li-mi-ner. Que l’on célèbre ceux qui aident l’Humanité au lieu d’admirer des milliardaires fous comme Elon Musk ou Jeff Bezos… Par le passé on disait que la loi du plus fort était la pire des choses. Nous en sommes à la loi du plus riche, qui n’en est qu’une déclinaison. Avoir fait tout ce chemin et en arriver là. C’est simplement triste et… navrant.