En mai, fais ce qu’il te plait

En mai, fais ce qu’il te plait

Les dormeurs doivent se réveiller, l’abstention ne peut plus être une posture de refus, il est temps de reprendre le combat pour la préservation de nos libertés !

Le mois de mai est souvent celui où l’on se lâche, parce que les beaux jours arrivent. D’où le dicton : « En mai, fais ce qu’il te plait« . C’est aussi la une période qui a marqué l’histoire par des révoltes, des printemps révolutionnaires… Eh bien, l’histoire a bien changé. Il n’y a plus de révolte, de refus, de contestation. Il n’y a plus que quelques despotes qui font régner la peur, la mort et la misère. Plus ridicules que le héros de Chaplin dans Le Dictateur, mais malheureusement bien plus dangereux. Car si ces fous sont puissants, c’est surtout parce qu’ils possèdent le pouvoir d’activer l’arme de destruction massive que tout un chacun redoute : la bombe atomique. 

Bien entendu, le symbole de ce basculement dans l’irrationnel, dont font preuve certains chefs d’État, est Donald, notre canard à moumoute au teint orangé. Coincoin dit le pour et son contraire dans la même journée, ne communique pas avec son Parlement, ni même avec les membres de son gouvernement. Il préfère s’adresser au monde sur son propre réseau social où les adeptes du QAnon attendent la parole de leur « sauveur ». Car ce groupement n’est pas un parti politique, mais bien un mouvement complotiste dont on ne connaît pas l’origine et qui s’est développé grâce aux réseaux sociaux. Suprématistes, masculinistes et nationalistes soutiennent ainsi Coincoin quand il interdit que certains mots figurent dans la communication officielle, dans les mémoires et les thèses ou les rapports de recherche universitaires, quand il interdit le marché américain à toutes sociétés qui ont introduit dans leur chartre constitutive le respect de la diversité ou de la parité homme-femme. Ce qui est effrayant, c’est que cette nation alliée de toujours fait sans cesse volte-face et impose des principes autoritaires, racistes et machistes au monde. Son bras droit, un businessman multimilliardaire et dérangé, qui marche à la kétamine, est devenu le fer de lance de la réforme de l’administration américaine, se mêlant des affaires intérieures de certains pays comme en Allemagne où il a décidé de soutenir l’AFD, le parti néo-nazi allemand. Et après cela, certains ont des doutes pour interpréter ses saluts qui rappellent ceux que l’on faisait à Hitler. Pour tous ces gens, le monde est un terrain de jeu, où il faut gagner à tout prix avec une éthique simple : moi d’abord. 

Comment l’Humanité en est-elle arrivée là ? Les actions de ces dictateurs provoquent un phénomène de mimétisme qui peu à peu transforme nos sociétés, car nombreux sont les adeptes de cette cupidité, de cet égoïsme, de cette violence et de cette bêtise. Il semble que ceci soit inévitable dans un monde où les pauvres paient pour les riches, et où certains de ces derniers nient l’état de droit au bénéfice de leur propre intérêt. Ils détournent de l’argent, mais veulent être élus. Pourtant ils réclament des peines exemplaires pour les miséreux qui fautent. 

Face à autant d’irrationnel, la sidération est une attitude qu’il va falloir abandonner, même si elle est compréhensible. Car nous n’étions plus habitués à lutter pour nos libertés, mais plutôt pour notre pouvoir d’achat et nos avantages sociaux. Si nous continuons à faire passer l’économie avant la liberté, la fraternité et l’égalité devant le Droit, le totalitarisme nous guette. Le gain ne justifie pas tout. Nos vies ne peuvent pas être réduites à un bulletin de salaire ou un relevé bancaire.  

Alors, en mai, faites « ce qu’il vous plaît », et non pas « ce pour quoi ils vous paient ». Il en va de votre liberté. Le monde ne peut être une expérience de TV réalité, comme le rêve Coincoin, qui d’ailleurs, est la seule chose qu’il aura réussie dans sa pauvre vie de fils à papa frustré et arrogant. Mais la route sera longue, car des millions de gens font confiance à ce genre de personnage, et l’Europe en compte déjà quelques-uns. N’attendons pas l’irréparable, réveillons-nous ! Ne restons pas les bras ballants face à ce théâtre de marionnettes macabre dont les ficelles sont tirées par quelques businessmen pour qui l’intérêt n’est jamais général, mais toujours personnel.