L’Art contemporain fait son festival

L’Art contemporain fait son festival

C’est l’heure de la grande dérive printanière ! Du 2 au 4 avril 2026, le réseau Botox(s) réactive ses Visiteurs du Soir, transformant le littoral azuréen en un laboratoire à ciel ouvert. De Nice à Carros, en passant par Villefranche-sur-Mer et Cagnes-sur-Mer, l’art contemporain investit galeries, musées, bitume et recoins insolites. Un festival en accès libre, radicalement ouvert, où l’élitisme se dissout dans la gratuité.

Le coup d’envoi est donné à la Citadelle de Villefranche. On y célèbre les 30 ans de La Station avec une exposition au titre programmatique : Too Old To Die Young (voir article ci-contre). Une manière de rappeler que l’énergie punk des débuts n’a rien perdu de sa niaque. Le vendredi, la géographie se fragmente. À Nice, des quartiers Saint-Pancrace à Saint-Roch-Riquier, le parcours devient une épopée urbaine. On pousse les portes de la Gaya Scienza, on s’immerge dans l’Hôtel Windsor, on feuillette l’underground à la Librairie Vigna.

Entre performances et visites d’ateliers, le festival plonge le public dans l’intimité de la création, là où le geste se cherche encore. Le samedi, cap sur le CIAC de Carros pour un atelier d’écriture organique, avant que la Villa Thiole, la galerie Eva Vautier et la mythique Villa Arson ne prennent le relais. Au programme : des conférences et des lectures qui bousculent les codes. À l’Espace à Vendre, le public se confronte à l’exposition Out of Body, dans le cadre de la 18e édition du festival de cinéma queer In&Out, avant de finir en beauté à la MDAC, face aux sédiments poétiques de Geneviève Martin.

Le clou du spectacle ? Nomades, projet curaté par Botox(s). Camille Franch-Guerra, Donia Ouassit et Eve Pietruschi y tissent un dialogue sensoriel entre corps et nature. Une déambulation faite de rituels et d’expériences olfactives, qui s’exhibe comme un manifeste pour une survie sensible.

2 au 4 avr, lieux divers, Nice, Cagnes-sur-Mer, Carros, Villefranche-sur-Mer. Rens: botoxs.fr

photo : Chambre 50 de l’Hôtel Windsor, conçue par Jérémy Griffaud © DR