Le Prix des lecteurs du Var est lancé

Le Prix des lecteurs du Var est lancé

Le Département du Var vient de dévoiler la sélection pour le Prix des Lecteurs du Var 2020. Et dire qu’à 2-3 mois près, on avait plus que le temps nécessaire pour se plonger dans la lecture des ouvrages en lice dans les trois catégories : Adulte, Bande dessinée et Jeunesse…

Qui dit déconfinement, dit retour au travail, dit fin des journées farniente, dit fin des marathons de lecture ou de séries TV que bon nombre
d’entre nous se sont imposés pour éviter de sombrer dans la folie et faire du mal à sa moitié… ou à ses enfants un peu trop présents… Je m’égare, mais quand même ! Le confinement a permis à certains d’entre nous d’enfin déguster les nombreux ouvrages rangés dans les fameuses PAL (Piles à Lire) qui parfois croissaient dangereusement au grès des petites ballades chez nos libraires favoris. Selon le réseau social de lecture Gleeph, qui a connu en mars un pic d’inscriptions, ces PAL se sont dégonflées “à un rythme exceptionnel. C’est manifeste pour les romans : la cadence de lecture a augmenté de 100% !” Il faut dire que la consommation de produits culturels était l’activité “la plus indispensable à l’équilibre” des confinés selon un sondage réalisé par l’Ifop auprès de 1050 internautes âgés de 15 ans et plus, les 26 et 27 mars dernier. Avec 53% des réponses, elle arrivait devant le sport (40%) et les activités manuelles (39%). Parmi ces “consommateurs” de culture, la lecture d’ouvrages numériques aurait fait un bond de 42%.

Mais tout ça, c’est fini ! Certains grands dirigeants veulent remettre les Français au travail… Quand est-ce qu’on va bien pouvoir lire, nous, alors ? Il va donc falloir être organisé pour partir à la découverte des 9 ouvrages en lice dans les mois qui viennent. Et si par hasard vous ne parveniez pas à dégager le temps nécessaire à leur lecture, sachez que les 59 médiathèques varoises et les librairies partenaires de ce prix (liste complète sur var.fr) s’engagent à vous les faire découvrir, notamment au travers de rencontres et autres animations programmées après l’été. Nous y reviendrons dans un prochain numéro… Varois ou non, vous pourrez ensuite voter pour votre ouvrage préféré, dans chacune des catégories, au sein de ces bibliothèques ou sur var.fr. Les suffrages sont ouverts jusqu’au 23 octobre prochain. Ces 9 ouvrages parus depuis le début de l’année ont été sélectionnés par la Médiathèque départementale du Var pour donner un avant-goût de la “couleur littéraire” de la Fête du Livre du Var 2020, qui doit se tenir du 20 au 22 novembre, si l’Apocalypse n’a pas eu lieu d’ici là. Une édition qui s’est donné pour objectif, et c’est on ne peut plus légitime après les événements que nous avons vécus, d’explorer pour le Horizons d’ailleurs, qu’ils soient géopolitiques, économiques, cosmogoniques, idéologiques, culturels… C’est lors de l’inauguration du festival, le vendredi 20 novembre, que les lauréats recevront leurs prix du prochain Président de la Fête du Livre. En attendant, voici la liste des ouvrages en lice !

Sélection adulte

Rivage de la colère, Caroline Laurent (Les Escales)
Après le succès de Et soudain, la liberté, le nouveau roman de Caroline Laurent met à jour un drame historique méconnu au coeur de l’océan Indien. Lorsque l’île Maurice accède à l’indépendance en 1967, le destin de ses habitants est bouleversé. Dans ce récit romanesque, Caroline Laurent dévoile un pan méconnu de la décolonisation. Un roman de l’exil et de la révolte.

Pacifique, Stéphanie Hochet (Rivages)
Dans le chaos de la 2° Guerre mondiale, le soldat japonais Kaneda s’apprête à mourir. Il a pour mission de s’écraser contre un croiseur américain. En plein vol, une avarie l’oblige à atterrir en urgence sur une petite île de l’archipel. Loin de la guerre, au coeur d’une nature éternelle et divine, le mot pacifique prend tout son sens…

La deuxième femme, Louise Mey (JC Lattès)
Sandrine est une femme esseulée, complexée et marquée par un corps qu’elle n’assume pas. Timide, elle bafouille quand on hausse la voix, reste muette durant les déjeuners entre collègues. Mais plus rien de cela ne compte le jour où elle rencontre son homme, et qu’il lui fait une place. Manipulations, angoisses et violences conjugales se mêlent dans ce thriller psychologique, qui enferme le lecteur dans la tête de Sandrine. Le tour de force consistant à lui faire ressentir et comprendre les mécanismes de l’emprise…

Sélection BD

Les oiseaux ne se retournent pas, Nadia Nakhlé (Delcourt)
La décision est prise : Amel, orpheline de 12 ans, doit partir, son pays est en guerre. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu. À la frontière, Amel perd la famille chargée de l’accompagner. Sur sa route, elle rencontre Bacem, déserteur et joueur de oud. Ensemble, ils apprennent à se reconstruire. Au moins un quart des personnes exilées en Europe sont des mineurs isolés. Que se passe-t-il dans la tête d’un enfant qui échappe à la guerre ? C’est la question qui traverse ce récit.

Le Lion de Judah T1, Hugues Labiano (Dargaud)
Dans les années 1920, au Kenya puis en Éthiopie, John Wallace, un colon anglais suspecté de meurtre est arrêté. Envoyé dans une prison où il est soumis au travail forcé, il parvient à s’échapper. Une mystérieuse femme noire le traque alors sans relâche : elle seule sait qui est réellement Wallace et d’où lui vient cette force digne d’un lion ! Leur antagonisme cache en fait un terrible secret et la même volonté de liberté et d’absolu qui les entraînera au fin fond de l’Afrique.

Un auteur de BD en trop, Daniel Blancou (Sarbacane)
À travers un récit drôle et féroce : la trahison, la création, le rapport aux autres… Daniel, auteur de BD sans grand talent, tombe par hasard sur Kévin, ado amorphe, auteur de quelques planches faites à la va-vite. Sauf que ces planches sont géniales ! Le choc est violent pour Daniel. Il envoie le projet à son éditeur, en se faisant passer pour l’auteur… Dans des couleurs pop acidulées qui tranchent avec la noirceur du propos, Daniel Blancou décrit un monde cruel proche du western.

Sélection jeunesse

Le marchand de bonheur, Davide Cali et Marco Somà (Sarbacane)
Monsieur Pigeon vend du bonheur en pot. Petit ou grand format, en pack de six ou modèle décoré pour Noël. Dans le bois qu’il visite ce jour-là, chacun des oiseaux en achète selon ses moyens, sa personnalité, pour offrir ou partager. Ou pas du tout, car le bonheur ne s’achète pas ! Mais lorsqu’il repart, voilà que monsieur Souris, pauvre balayeur dont personne ne s’occupe, ramasse un pot vide tombé de sa camionnette… Les illustrations de Marco Somà proposent un décor naturel et onirique, riche de détails. Dès 6 ans.

Sans orage ni nuage, Eleonore Douspis (Albin Michel Jeunesse)
Une pluie sans orage ni nuage s’est invitée chez Pauline et Louis. La famille cherche la fuite, en vain : il pleut dans la maison, et l’eau surgit de nulle part. Le quotidien suit son cours malgré tout, avec des bottes, sous un parapluie, en dépit de la flaque qui grandit dans le salon. Et dehors, le soleil brille. Pauline et Louis se tiennent à l’écart de peur que quelqu’un ne découvre leur secret, tandis que chez eux, dans une atmosphère moite, une étrange végétation se développe, attirant les curieux… Dès 6 ans.

Sale temps pour les licornes, Charlotte Molas & Mickaël El Fathi (Agrume)
L’histoire rocambolesque de la dernière des licornes ! Capturée par une chasseuse en Sibérie, elle est échangée à des marins qui s’en servent pour harponner les baleines. Puis un aristocrate féru de duels à l’ancienne l’adopte pour en faire sa lance, avant de l’offrir à un athlète avec laquelle il bat tous les records de saut à la perche… Passant de main en main, elle fait office de passe-partout à un cambrioleur, fait la gloire d’un cirque, sert de porte-manteau, de paratonnerre, de marteau-piqueur… Dès 4 ans.

Rens: var.fr

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