Rien que pour… André Agassi

Rien que pour… André Agassi

La référence au tennisman américain n’arrive que très tardivement dans le film Élise sous emprise, mais elle tombe juste, parfaite pour cette comédie dramatique décalée. Élise, assistante d’un metteur en scène de théâtre, se retrouve propulsée à la tête d’une troupe après la mort soudaine de ce dernier. Enlisée au même moment dans une relation toxique avec Léopold, lui aussi metteur en scène de théâtre, et imbu de lui-même, elle est submergée par des crises de panique à répétition. Dans ce premier long métrage, Marie Rémond parvient à aborder de nombreuses thématiques liées à la santé mentale avec une vraie pertinence – l’emprise, le trouble panique, le sentiment d’imposture – sans jamais céder à la lourdeur. La tonalité oscille habilement entre le drame et le drôlatique, entre le burlesque et l’absurde, avant de basculer dans le tragique psychologique. Et cet approche fonctionne. La comédienne et cinéaste française, qui signe aussi le scénario et tient le rôle principal, porte le film avec une belle intensité tout en laissant une généreuse place à ses partenaires – José Garcia, Gustave Kervern, Olivia Côte – qui trouvent chacun un rôle à leur mesure. À noter également, une formidable BO signée Feu! Chatterton.

Élise sous emprise de Marie Rémond, sorti le 13 mai