Pascal Mono, le phénix !

Pascal Mono, le phénix !

Pascal Mono persiste et signe un 5e album, Healing Fire. De retour de Seattle – ville de Jimi Hendrix, Pearl Jam, Soundgarden et Nirvana –, il allume la mèche pour embraser ce feu qui guérit. Peut-être pour nous donner la foi et nous réveiller de la torpeur que nous impose la période…

Guitariste, auteur, compositeur, interprète, Pascal Mono fait rayonner internationalement Nice dans un secteur musical où les Français ne brillent pourtant pas toujours. Connu grâce au groupe Moulin Rouge, il parcourt le monde, notamment avec le collectif Spina lors de leur tournée mondiale avec Carlotta Ikeda, ou encore en première partie de Massive Attack lors de la tournée européenne de Mezzanine.

Il prend alors le pari d’aller chanter à l’émission Star Academy, lui, le rocker. Il finira quand même en finale après des duos mémorables avec Liza Minnelli, Carlos Santana, Paul Anka, Johnny Hallyday… Il sort ensuite un album chez Universal Music Group : une compilation d’anciennes et de nouvelles chansons, qui ne satisfait pas le « format TF1 » imposé après le télé-crochet. Les contrats sont rompus avec la chaîne… Tant mieux : il ne voulait plus dépendre de ce système.

Il reprend alors la route de l’écriture, dans la langue de son père écrivain et de Jean Fauque, parolier d’Alain Bashung, pour un vrai « succès d’estime », seul, en autoproduction. Mais l’estime du métier ne suffit pas. Pascal fait une dépression, se soigne, s’en sort, et part pour les États-Unis de Barack Obama, à New York exactement. Il revient avec Foundations. Rebelote : succès d’estime.

Il écrit par la suite un livre et un album en français, puis repart aux États-Unis, cette fois à Seattle, en solitaire, sans escale ni assistance. Il devient marin entre-temps. Sur les traces d’Hendrix, Cobain ou Cornell, Mono – incité par un hacker, rencontré grâce à la voile, et reconverti par le gouvernement de l’époque Obama pour protéger le Pentagone – frappe à toutes les portes des clubs de Seattle, coaché par cet ami « voileux ». À force de culot et de talent, Mono se produit dans les clubs mythiques où ses artistes tutélaires ont débuté : le Central Saloon, le Blue Moon et le Sea Monster Lounge. Le public apprécie ses reprises de Chris Cornell et les compositions de Dustynations, son précédent album, sur une trentaine de dates en plein hiver, dans le nord-ouest des États-Unis – avec seulement une stomp box, un sampler, une guitare, sa voix, et basta. « Pour retrouver la fraîcheur« , dit-il.

Revigoré par un mois et demi à −5 °C, dans une région où le litre de gasoil coûte 6 dollars, il rentre… ruiné. Mais avec une vingtaine de titres maquettés au Jack Straw Studio, et la conviction d’une nouvelle production au MBad Studio de Philippe Paradis et Stéphan Blaës, co-pilote de Brian Eno, collaborateur de Jimmy Page et Robert Plant. Sans concession, contre vents et marées, tournant le dos aux majors et au système médiatique mainstream, Mono revient aujourd’hui, après 7 ans d’absence discographique, avec Healing Fire, un 5e opus rock-soul, mâtiné de gospel.

Mono réserve la primeur de ce nouvel album au public azuréen, le 28 mars à la Blackbox à Nice, entouré d’un power trio composé de Philippe Paradis (guitare), Fred Allavena (basse) et Olivier Ferrarin (batterie).

Surrender 2U
Pascal Mono et son vieux complice Fred Allavena préparent également un show multimédia en hommage à U2. Les titres sont revisités avec des cartoons subversifs de Steve Cutts, du gros son et des lights qui vont bien. Première le 6 mars au Stockfish, puis quelques dates dans le Sud en warm-up avant d’attaquer Dublin – la ville de U2 ! Bono et Pascal ont échangé à plusieurs reprises sur son interprétation… validée un soir de concert à Èze-sur-Mer.

Mono, 28 mars, Blackbox, Nice. Rens: nice.fr
Surrender 2U, 6 mars, Stockfish, Nice. Rens: stockfish.nice.fr